Les coupes dans les CPE évaluées à plus 1 000 $ par enfant sur la Côte-Nord

manifestation-cpe Des membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CPE de la Manicouagan manifestent devant le CPE Au Boisé de Baie-Comeau.  Photo :  Radio-Canada

Les syndicats des travailleurs et des travailleuses des centres de la petite enfance (CPE) de Sept-Îles et de la Manicouagan estiment que les compressions de 120 millions de dollars pourraient se traduire par une coupe de 820 000 $ dans les budgets des onze CPE de la Côte-Nord. Cela représenterait  plus de 1 000 $ par enfant, selon leur calcul.

Les syndicats croient que ces compressions auront des impacts directs sur les services aux enfants, en plus de représenter un surplus de travail pour les éducatrices. Une manifestation avait d'ailleurs lieu devant le CPE Au Boisé de Baie-Comeau, vendredi matin. 

Les compressions dans les CPE se traduiraient par une baisse du budget pour les repas, le non remplacement des éducatrices lors de congés et la diminution des heures consacrées aux enfants en difficulté. Les intervenantes auront moins de temps à consacrer aux enfants et plus de tâches diverses à faire, comme l'entretien ménager.

« Les éducatrices font de la désinfection maintenant. Elles s'occupent du lavage, de la nourriture. Il y a eu beaucoup de coupes, il va y en avoir encore. » — Julie Pellerin, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CPE de la Manicouagan

Le député de René-Lévesque, Martin Ouellet, était sur place pour appuyer les syndiqués et compte demander au gouvernement d'annuler l'ensemble des coupes.

Pour démontrer leur mécontentement, des CPE de la région organisent des rassemblements aux Escoumins, à Forestville, Baie-Comeau, Port-Cartier, Sept-Îles et Havre-Saint-Pierre, le 7 février. 

D'après les informations de Roxanne Simard

Est du Québec en direct Afficher le fil complet