Le Centre d'intervention du suicide déçu de l'opposition au registre des armes à feu

Des armes d'épaules identifiées par une étiquette (archives) Des armes d'épaules identifiées par une étiquette (archives)  Photo :  Police de Saskatoon

Le directeur général du Centre d'intervention du suicide et d'intervention de crise du Bas-Saint-Laurent, Louis-Marie Bédard, trouve « paradoxal » que les régions s'opposent à l'implantation d'un registre québécois des armes à feu alors que c'est sur leur territoire qu'on retrouve les plus hauts taux de suicide.

Un texte de Jean-François DeschênesTwitterCourriel

Un chasseur avec son arme à l'épaule Un chasseur avec son arme à l'épaule  Photo :  Istock

« Il ne devrait même pas y avoir de débats », affirme M. Bédard, qui estime que l'ancien registre fédéral des armes longues donnait des indications très importantes lors des interventions et a même sauvé des vies, soutient-il.

Louis-Marie Bédard est d'avis qu'un registre vient contraindre la libre circulation des armes à feu et augmenter le niveau de responsabilité de chaque propriétaire.

« Il y a 30 %, je vous dirais, des suicides commis par armes à feu, avec des armes de chasse, qui ont été commis [par une personne qui] n'était pas le propriétaire de l'arme. » — Jean-Marie Bédard, directeur, Centre d'intervention du suicide et d'intervention de crise du Bas-Saint-Laurent

Jean-Marie Bédard balaie du revers de la main l'argument des opposants qu'il en coûterait beaucoup trop cher de créer un registre comme celui-là dont le coût est estimé à entre 15 et 20 millions de dollars. « Ce sera un choix de société », plaide-t-il.

Une coalition nationale est en train de se former et l'organisation régionale compte bien en faire partie.

Taux de suicide dans l'Est du Québec Taux de suicide dans l'Est du Québec  Photo :  ICI Radio-Canada

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