Moins cher pour faire le plein à Pointe-à-la-Croix

Moins cher pour faire le plein à Pointe-à-la-Croix

Plusieurs automobilistes de la Baie-des-Chaleurs font le plein à Pointe-à-la-Croix, où l'essence se vend 99, 4 cents le litre, soit au même prix qu'à Campbellton, au Nouveau-Brunswick.

L'essence ordinaire se vend en moyenne 1,07 dollar actuellement en Gaspésie, trop cher selon CAA Québec.

Le prix du pétrole brut a dégringolé de 40 % en six mois, mais les consommateurs québécois eux, ont l'impression de ne pas en voir le véritable impact à la pompe.

Plein d'essence Plein d'essence  Photo :  ICI Radio-Canada/Pierre Cotton

Au Québec, l'essence ordinaire se vend en moyenne 1,04 dollar le litre. La part du pétrole brut représente 31,5 cents et les taxes, 39,1 cents. Dans les villes frontalières, Québec accorde une réduction de taxes aux détaillants, qui ne pourraient survivre autrement.

Les détaillants bénéficient d'une réduction de taxe provinciale, dépendamment du kilométrage auquel ils se trouvent par rapport à la frontière. « Ça peut aller d'une réduction de 8 à 1 cent », précise Anne-Sophie Hamel, porte-parole de CAA-Québec.

En Alberta, l'essence ordinaire se vend 80 cents le litre. Les taxes représentent 27 cents, soit 12 cents de moins qu'au Québec.

« On est tous dans le même Canada. On n'a pas de raison payer plus cher parce qu'on n'est pas exactement dans le bon coin! » — Un consommateur rencontré à Pointe-à-la-Croix

Véhicules de plus en plus gros

Malgré tout, le prix de l'essence ne freine pas l'achat de véhicules énergivores. « Les consommateurs ont tendance à acheter des véhicules de plus en plus gros », observe Pierre-Olivier Pineau, professeur HEC Montréal, Chaire Énergie.

Même s'ils se plaignent du prix de l'essence, les consommateurs achètent de plus en plus de véhicules énergivores Même s'ils se plaignent du prix de l'essence, les consommateurs achètent de plus en plus de véhicules énergivores  Photo :  ICI Radio-Canada/Pierre Cotton

Si le prix du brut chute, les raffineries elles, empochent près de 25 cents du litre, le double de ce qu'elles devraient toucher, selon des experts. De plus, la marge des détaillants est d'environ 13 cents le litre, deux fois plus que ce qu'elle devrait être.

Enfin, la faiblesse du dollar canadien ne favorise pas les automobilistes. « Le pétrole brut, tout comme l'essence raffinée, sont deux matières qui sont négociées sur les marchés boursiers en dollars américains », rappelle Pierre-Olivier Pineau.


D'après un reportage de Pierre Cotton

Ailleurs sur le web Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes.