TransCanada : la bataille des écologistes continue

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Le projet de port pétrolier de TransCanada à Cacouna semble de plus en plus improbable à mesure que les difficultés s'accumulent pour la compagnie sur ce site. Dans un colloque de Nature-Québec sur les enjeux du projet Énergie Est samedi à Montréal, plusieurs environnementalistes se sont réjouis de cette quasi-victoire. 

Ces opposants au projet de port pétrolier à Cacouna ont bien senti le vent tourner. Depuis que les bélugas ont obtenu le statut d'espèce en voie de disparition et que les premiers ministres du Québec et de l'Alberta ont émis des réserve sur ce site, le projet de TransCanada a du plomb dans l'aile.

Malgré cette petite victoire, les environnementalistes affirment qu'il faut continuer la bataille. Christian Simard, de Nature Québec, explique que le débat va simplement se déplacer ailleurs:

« Le débat se transporte un peu après Cacouna, va se transporter sur la traversée de dizaines de cours d'eau, la traversée du St-Laurent par le pipeline. »

TransCanada n'a pas toutefois pas renoncé à implanter un port à Cacouna, ni au Québec.

Pierre-Olivier Pineau, de l'École des Hautes études commerciales de Montréal (HEC), affirme que la compagnie dispose de quelques sites alternatifs qui comportent chacun leurs enjeux:
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« Celui de Baie des sables coûterait très cher, significativement plus cher que Cacouna et celui de Lévis-Est se heurterait à une population qui a déjà lutté très fort contre le projet Rabaska. Maintenant y a une option que TranCanada n'a absolument pas étudié et on en discute jamais publiquement: c'est la possibilité d'utiliser le port actuel de Valéro à Québec. »

Pour l'instant il n'y pas de discussion entre TransCanada et Valero.

Plusieurs pensent aussi qu'un port pétrolier au Québec n'est pas indispensable au projet de TransCanada. Mais même si le pipeline allait directement jusqu'au Nouveau-Brunswick, la contestation n'est pas terminée.