Nouvelles compressions dans les établissements d'enseignement

Les explications de Louis Lahaye-Roy

L'Université du Québec à Rimouski (UQAR) doit composer avec de nouvelles compressions budgétaires. Elle devra retrancher 500 000 $ de son exercice financier en cours, une somme qui vient s'ajouter aux compressions de 2,2 millions de dollars déjà annoncées.

Les universités québécoises font face à de nouvelles compressions de 31,6 millions de dollars. À l'UQAR, les administrateurs devront approuver la révision budgétaire en janvier.

La vice-rectrice aux ressources humaines et à l'administration, Marjolaine Viel, précise que l'université « retourne toutes les pierres » pour composer avec ces compressions.

« On essaie de ne pas combler les postes vacants. Les gestionnaires tentent de réduire toutes les dépenses possibles, mentionne-t-elle. Il y a des enveloppes des années antérieures, qui n'étaient pas utilisées, que le ministère nous permet de prendre pour atténuer ces compressions. »

Pour l'instant, les services aux élèves ne sont pas touchés.

Les universités qui feront un déficit pourraient être soumises à un plan de redressement.

La Fédération des cégeps inquiète

Par ailleurs, la Fédération des cégeps juge que le nouvel effort budgétaire d'une trentaine de millions de dollars qui sera demandé cette année aux universités et aux cégeps de la province risque de mettre en péril les services aux étudiants.

Les cégeps ont appris mercredi qu'ils feront face à de nouvelles coupes de 19 millions de dollars pour l'exercice financier en cours, qui s'ajoutent aux compressions de 21 millions annoncées au printemps dans le budget Leitao.

Pour René Gingras, directeur général du Cégep de Rivière-du-Loup, il s'agit d'un choc. Selon lui, les services aux élèves seront touchés. 

« Déjà cette année, il y avait certains projets qui ont été mis en veilleuse, voire abandonnés, en raison de l'incertitude budgétaire, se désole-t-il. Pour l'année prochaine, il y aura une réflexion à faire avec l'ensemble de l'équipe de gestion, mais il est clair que nous allons inévitablement toucher aux services aux étudiants. »

Quant à Jean Beauschene, président-directeur général de la Fédération des cégeps, il estime que la marge de manoeuvre est très mince. « On est arrivés à la croisée des chemins », dit-il.

La Fédération des cégeps souligne que cette nouvelle vague s'ajoute aux cinq compressions subies au cours des quatre dernières années par les cégeps, pour un total de 109 millions.