Compressions budgétaires : les sciences forestières de l'UQAR touchées

Une forêt.  Photo :  Istock

Les sciences forestières à l'Université du Québec à Rimouski ne sont pas épargnées par les coupes budgétaires imposées par le gouvernement Couillard, au grand désarroi des responsables de la Chaire de recherche sur la forêt habitée de l'UQAR, réunis cette fin de semaine en congrès. 

Au cours des trois prochaines années, les budgets dédiés à la recherche forestière du Fonds québécois de la recherche seront amputés de 215 000 $. Les responsables de la Chaire se disent inquiets de cette décision prise par Québec le mois dernier.

« On voit mal comment on pourrait arrêter d'investir dans les nouveaux savoirs en ce qui concerne le fonctionnement des forêts, mais également l'exploitation forestière et le développement de nouveaux produits forestiers », affirme le professeur Luc Sirois, titulaire de la Chaire.

« Au Québec, le secteur de l'industrie forestière, ça fait partie des créneaux industriels majeurs. Il y a des retombées économiques et sociales gigantesques », fait-il valoir.

Rencontre internationale

La promotion de pratiques forestières durables est au cœur des débats d'une centaine de spécialistes canadiens et américains réunis en congrès à Rimouski, jusqu'à samedi.

Parmi eux, on compte le professeur Jerry Franklin de l'Université de Washington qui est considéré comme le père du concept de l'exploitation forestière respectueuse des défis de la régénération des forêts.