TransCanada rencontre des propriétaires terriens du Kamouraska

Transcanada rencontre

Après les élus du Kamouraska et du Témiscouata, la compagnie TransCanada rencontre les propriétaires des terrains qui seront possiblement touchés par le tracé de son projet d'oléoduc.

Les deux premières rencontres du genre dans la région ont eu lieu cette semaine : à Mont-Carmel, lundi, et à Sainte-Louise, mardi soir. 

 « Ça, c'est ma maison. J'ai construit ici dans le bois pour avoir la paix ». C'est sur un terrain boisé de Saint-Onésime que Sébastien Demers, enseignant de physique a élu domicile. 

Récemment, une lettre est venue remettre en doute les années de tranquillité d'esprit auxquelles aspirait le jeune propriétaire. 

« On a reçu cette lettre de TransCanada, à une semaine de préavis de la rencontre qui est ce soir, pour nous aviser qu'un pipeline va passer sur notre terrain », lance M. Demers en présentant sa lettre.  « Le pipeline va passé tout près de ma source d'eau », rajoute-t-il

L'enseignant de physique s'est présenté à la rencontre de TransCanada à Sainte-Louise avec ses craintes. En tout, 62 propriétaires de terrain, comme Stéphane Demers, avaient été convoqués, mais un peu moins de la moitié d'entre eux se sont présentés. 

« On donne aux gens un aperçu de comment les travaux vont se dérouler sur l'ensemble du terrain, comment on enfouit un pipeline », affirme l'un des représentants de la compagnie, Philippe Cannon.

« J'ai l'impression que ça va être David contre Goliath, parce qu'on va avoir un pauvre petit propriétaire terrien contre une multinationale », croit l'un des propriétaires, Marc-André Lizotte. 

Sébastien Demers, lui, a eu droit à une surprise de taille lors de cette rencontre : les cartes utilisées par TransCanada sont inexactes et le pipeline ne passerait pas chez lui, mais à un demi-kilomètre plus loin.

« Je suis rassuré, mais ça reste un pipeline à un demi-kilomètre de chez moi, donc, si ce n'est pas moi, c'est un voisin », note M. Demers. 

TransCanada n'a pas voulu préciser ni le nombre de propriétaires concernés, ni le montant des compensations qu'elle prévoit leur verser.

D'après le reportage d'Ariane Perron Langlois