Le traitement pour les personnes victimes d'AVC jugé inadéquat à Rimouski

Un traitement jugé inadéquat

Les personnes victimes d'un accident vasculaire cérébral (AVC) ont plus de chances de se rétablir si elles habitent dans les grands centres.

La thrombolyse, le traitement qui désagrège les caillots sanguins et qui permet de réduire les conséquences d'un AVC, est peu disponible dans l'Est du Québec.

Le neurologue du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Rimouski-Neigette, François Delisle, considère que les personnes victimes d'un AVC dans la région risquent de présenter des séquelles beaucoup plus graves puisqu'elles n'ont pas accès au traitement.

Il explique que ce service fonctionne à Rimouski par la bonne volonté des gens sur place.

« S'il arrive un cas où on peut le faire, on va essayer de se trouver de la place aux soins intensifs, mais ce n'est pas organisé. Les études ont démontré que c'est dangereux de le faire quand on n'est pas bien organisé », précise le neurologue.

Le neurologue François Delisle Le neurologue François Delisle

La thrombolyse doit être pratiquée dans les trois heures suivant l'AVC. Pour résoudre ce problème à Rimouski, il faudrait aménager une unité qui compterait quatre lits et embaucher le personnel nécessaire pour assurer le suivi des patients. Ce service serait relié aux autres centres hospitaliers de l'Est du Québec.

Selon le neurologue François Delisle, le dossier est prêt, mais il craint que les compressions imposées par Québec compromettent le projet.

Du côté de l'Agence de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent, on confirme que le projet progresse malgré les compressions imposées par Québec et qu'il devrait être mis sur pied l'an prochain.

François Delisle ajoute que le CSSS de Rimouski-Neigette est l'un des hôpitaux où le service de thrombolyse est le moins bien organisé au Québec.

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