Côte-Nord : les résidents de Moisie en ont assez de faire bouillir leur eau

Eau (archives)

Les résidents de Place de la Boule, à Moisie, qui doivent faire bouillir leur eau depuis le début de décembre, ont rencontré mercredi soir les représentants de la Ville de Sept-Îles.

Lors de cette rencontre à laquelle une quarantaine de citoyens assistaient, plusieurs ont remis en question l'avis de faire bouillir l'eau publié par la Ville. « Je pense qu'on devrait continuer à boire de l'eau dans notre champelure. C'est aberrant où ce qu'on est rendu avec cette norme-là. Contestons la norme! », a lancé un citoyen, en s'adressant au maire Serge Lévesque et à deux employés municipaux.

Il y a deux mois, la Ville de Sept-Îles a détecté la présence de bactéries entérocoques dans l'eau de ce secteur. Mais elle a procédé par la suite à d'autres tests qui n'ont décelé aucune présence de contaminant.

Certains soupçonnent qu'une erreur de manipulation soit à l'origine du problème et qu'elle ait contaminé l'échantillon.

Il est toutefois impossible de revenir en arrière. La réglementation québécoise exige une solution permanente : un système de traitement d'eau qui pourrait être mis en place d'ici la mi-juin au coût de 30 000 $. Or, les résidents de Place de la Boule ne veulent pas d'eau chlorée.

Ces derniers ont trouvé une oreille attentive auprès du maire de Sept-Îles, Serge Lévesque. « Est-ce que ça ne serait pas pensable qu'en tant que regroupement de citoyens, vous exigez une rencontre avec le ministère de l'Environnement? Moi, je vous le suggérerais très fortement », a proposé Serge Lévesque.

Le maire a également dénoncé l'absence des autorités ministérielles dans ce dossier.