Le gel d'embauche dans la fonction publique déçoit les syndicats

Gel d'embauche dans la fonction publique. Stéphane Bédard et le ministre des Finances, Nicolas Marceau Gel d'embauche dans la fonction publique. Stéphane Bédard et le ministre des Finances, Nicolas Marceau

Des syndicats dénoncent le gel des embauches dans la fonction publique décrété par le gouvernement québécois afin d'atteindre l'équilibre budgétaire dès l'an prochain.

Le Conseil du Trésor impose un moratoire jusqu'en avril prochain sur la prolongation de contrat et sur toute embauche.

Cette mesure touche particulièrement les emplois réguliers et occasionnels dans les ministères et les organismes gouvernementaux.

Le président du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec, Richard Perron, qui représente 417 employés de l'État au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, craint pour l'activité économique régionale.

Selon M. Perron, ce moratoire causera du retard dans l'exécution de certains travaux.

« Si on s'empêche d'embaucher des professionnels dans les régions, et bien ça veut dire que l'on réduit des équipes, on réduit des capacités. C'est tout le développement de la région qui peut en souffrir, parce que ce sont des projets identifiés comme étant essentiels au développement de la région qui sont mis de côté. » — Richard Perron, président du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec

Du côté du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, qui représente près de 3 000 fonctionnaires de l'État au Bas-Laurent, en Gaspésie, aux Îles de la Madeleine et sur la Côte-Nord, la déception aussi est grande.

« On ne regarde jamais la vraie problématique, pourquoi le gouvernement a si peu d'argent pour investir dans ses ressources humaines. Premièrement, il devrait peut-être regarder dans la sous-traitance tout l'argent qui se dépense en achetant des services qui pourraient être offerts par leurs propres employés. » — Hélène Chouinard, présidente du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

Selon la présidente du syndicat, Hélène Chouinard, la politique qui fait en sorte que l'on ne remplace désormais plus qu'un employé qui part à la retraite sur deux, a grandement affecté le renouvellement des effectifs dans la fonction publique au cours des dernières années.

D'après le reportage d'Harold Michaud

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