Sommet de l'enseignement : la 4e rencontre préparatoire s'ouvre jeudi à Rimouski

Des étudiants de l'UQAR Des étudiants de l'UQAR

Rimouski sera l'hôte de la 4e et dernière rencontre préparatoire au Sommet sur l'enseignement supérieur qui aura lieu à Montréal le 25 février.

Au cours des derniers mois, le gouvernement du Québec a organisé trois rencontres avec l'objectif de préparer ce sommet, où l'on doit décider s'il y aura ou non augmentation des frais de scolarité.

Divers intervenants ont discuté de la qualité de l'enseignement à Québec, d'accessibilité aux études à Trois-Rivières et de gouvernance des universités à Sherbrooke.

« Il ne faut pas penser que l'université travaille en vase clos. La connaissance acquise sert à différents niveaux dans notre société. » — Jean-Pierre Ouellet, recteur de l'UQAR

À l'Université du Québec à Rimouski, jeudi et vendredi, l'impact des universités sur la vitalité économique de leur milieu ainsi que l'importance de la recherche seront au coeur des discussions.

« Une université, c'est un apport extrêmement important dans le développement social d'une région et l'UQAR en est un bon exemple à Rimouski. Elle apporte de la vie et c'est pourquoi on se doit d'y investir et d'y travailler pour qu'elle rayonne le plus possible », a fait valoir le président de Association générale des étudiants du campus à Rimouski, Pierre-André Lalanne.

La qualité de la recherche en océanographie qui se fait à l'UQAR est reconnue dans le monde entier. « C'est de haut niveau et on est en compétition avec des gens de tout le Canada, de tout le Québec, donc on a pas le choix d'être des chercheurs du même niveau que ceux qui sont dans les grandes universités », a déclaré le chercheur Émilien Pelletier.

Droits de scolarité

Ce n'est cependant que lors du sommet de Montréal que sera abordée l'épineuse question des droits de scolarité, qui a entraîné des mois de grève étudiante et de manifestations l'an dernier. Un problème qui, encore aujourd'hui, fait réagir de nombreux étudiants.

« On a tous travaillé très fort pour trouver un consensus, mais si la grève est la seule solution, je pense qu'on est tous prêts à ce moment-là », a déclaré un autre étudiant.

Jusqu'à maintenant quelques rares propositions ont été avancées pour dénouer cette impasse, mais elles ont toutes été faites à l'extérieur de ces rencontres préparatoires.

D'après le reportage de Paul Huot