Pétrolia : Forages controversés à Gaspé

Pétrolia à Gaspé : Bernard Landry rappelle les écologistes à l'ordre

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
L'ex-premier ministre Bernard Landry intervient dans le conflit opposant Gaspé à Pétrolia

L'ex-premier ministre du Québec, Bernard Landry, estime que les ressources pétrolifères dans le sous-sol de Gaspé n'appartiennent pas aux Gaspésiens, mais aux Québécois.

Tout en reconnaissant que les écologistes du monde ont évité bien des catastrophes, Bernard Landry leur demande de se montrer plus rationnels.

« Cela ne leur donne pas le droit de stopper le développement. Ce n'est pas demain que le genre humain va tourner le dos complètement aux hydrocarbures fossiles. C'est sûr que ça va déranger un peu, mais il faut vivre avec », a-t-il déclaré.

Selon lui, le pétrole représente une manne au moins aussi importante pour la région que la filière éolienne. Et ce pétrole n'appartient pas exclusivement aux Gaspésiens, rappelle l'ancien chef péquiste.

« S'il y en a qui pensent comme ça. Je leur dis fraternellement que c'est une erreur. Le grand fleuve Saint-Laurent qui passe en face de chez moi n'appartient pas aux gens de Verchères et l'énergie de la Baie-James appartient également à l'ensemble du Québec. » — Bernard Landry, ex premier-ministre du Québec

La firme Pétrolia s'est retirée temporairement du puits Haldimand numéro 4, à Gaspé. Bernard Landry juge qu'il s'agit d'une sage décision. À l'instar de son ex-patron Lucien Bouchard, il croit que le gouvernement doit investir dans les compagnies comme Pétrolia. « Si en investissant prudemment les fonds publics, les Québécois ont en plus des redevances des dividendes du pétrole, bravo! », s'exclame-t-il.

Bernard Landry rappelle qu'un tel investissement public corrigera, en partie du moins, une grave erreur selon lui, celle d'avoir cédé les permis d'exploration de l'Île d'Anticosti à l'entreprise privée.

Québec devrait investir dans les entreprises, dit la CAQ

La Coalition avenir Québec (CAQ) propose quant à elle que le gouvernement devienne copropriétaire d'entreprises pétrolières qui ont de la difficulté à se financer pour développer leurs projets d'exploration sur l'île d'Anticosti.

Le chef de la CAQ, François Legault Le chef de la CAQ, François Legault  Photo :  PC/Jacques Boissinot
« Actuellement l'incertitude que le Parti québécois a créée fait que le financement est devenu impossible. Ça crée une opportunité pour le gouvernement d'acheter des participations importantes dans des entreprises où le prix est très bas. » — François Legault, chef de la CAQ

François Legault estime qu'il serait possible de détenir 50 % du capital de trois entreprises avec une mise de fonds d'environ 70 millions de dollars. Selon lui, la valeur boursière de Junex, Pétrolia et Corridor Resources a baissé considérablement au cours des derniers mois, ce qui rend la transaction encore plus intéressante.

M. Legault croit que le jeu en vaut la chandelle puisque le gouvernement pourrait ensuite tirer des profits plus importants, si jamais ces entreprises réussissent à extraire du pétrole de schiste du sous-sol d'Anticosti.

« Le risque est petit et la probabilité est élevée. Si le gouvernement veut s'impliquer dans la propriété pétrolière, il ne peut pas attendre qu'on soit rendu à la période d'exploitation, où la valeur est pleinement ajoutée à l'entreprise au projet », a affirmé François Legault.

Le chef caquiste estime par ailleurs qu'il est possible d'extraire le pétrole de schiste par fracturation hydraulique, malgré les craintes pour l'environnement que cela suscite. « C'est possible de le faire, d'apprendre, de contrôler, de suivre le procédé, autant pour l'exploration que l'exploitation, on ne peut pas se permettre de ne pas le faire », a-t-il conclu.

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