Québec garde le cap sur l'éolien

Québec garde le cap sur l'éolien

Malgré les surplus engrangés par Hydro-Québec, Québec entend continuer de développer la filière éolienne.

Cette décision est toutefois critiquée par l'Union des consommateurs qui accuse la société d'État de prendre tous les risques financiers en lieu et place des promoteurs de parcs éoliens.

Selon les prévisions déposées cet automne à la Régie de l'énergie par Hydro-Québec, la consommation d'électricité demeure faible en raison de la faiblesse de l'économie américaine, du faible coût du gaz naturel. Avec les nouveaux projets de production, comme celui de La Romaine sur la Côte-Nord, les surplus s'accumulent.

L'Union des consommateurs à Montréal estime que la société d'État produira 72 térawatts-heure en trop d'ici 2020. Chaque térawatt-heure peut alimenter en électricité 50 000 résidences.

L'analyste en énergie, Jean-François Blain, estime que c'est comme si les Québécois, qui sont les clients d'Hydro-Québec, paient pour des approvisionnements qui servent à financer la réintroduction du secteur privé dans la production de l'électricité.

La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, se dit consciente de ce problème. Toutefois, l'industrie éolienne, rappelle Québec, génère des emplois.

Pour leur part, les promoteurs de parcs éoliens jugent qu'il s'agit d'une formule gagnante pour le gouvernement en raison du prix payé par Hydro-Québec pour l'énergie éolienne, soit 11 ¢ le kilowatt-heure et des investissements dans l'économie des régions.

L'industrie attend d'ailleurs avec impatience que Québec confirme un nouvel appel d'offres de 700 MW. Les manufacturiers, qui sont en attente de nouveaux contrats, souhaitent ainsi éviter un arrêt de production en 2015.

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