Le pain comme un cadeau quotidien

Pour faire un bon pain, cela prend de l'eau, de la farine, du sel et des hommes généreux. Ne dit-on pas bon comme du bon pain? Le pain est une offrande, celle qu'on partage avec l'autre.

À l'occasion de Noël, voici le premier d'une série de deux portraits d'hommes qui consacrent leurs nuits à faire des matins dorés tout en arôme et en douceurs.

Au pain quotidien

Le boulanger, Mario Gasse Le boulanger, Mario Gasse  Photo :  Joane Bérubé

Mario Gasse est un malcommode de Rivière-à-Martre avec des fourmis dans les jambes qui, jeune, a vite pris le large pour visiter le grand monde. Parti avec le goût des bonnes choses, il a finalement atterri en cuisine, d'abord au Centre d'expertise et de recherche de l'ITHQ puis pendant sept ans comme cuisinier à la Délégation du Québec à Paris.

Après avoir bourlingué au Maroc, en France, en Belgique, au Japon, il s'est fait maître-boulanger à Rosemère puis est retourné à la terre de l'enfance, à Sainte-Anne-des-Monts, près du fleuve, pour devenir capitaine d'une boulangerie bateau. C'était il y a sept ans. Il est sans doute le seul boulanger du Québec à avoir seulement trois marches à descendre pour prendre le large. Une envie qu'il garde toujours. Solitaire, il a ouvert les portes de l'antre où il se consacre à sa passion. La récompense, dit-il, ne vient pas des ventes ou des clients, mais du geste et du rituel.

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