Côte-Nord : Québec se fait rassurant sur la qualité de l'air à Sept-Îles

C'est l'hiver à Sept-Îles C'est l'hiver à Sept-Îles  Photo :  Evelyne Côté

Le ministère du Développement durable et de l'Environnement, de la Faune et des Parcs estime que la qualité de l'air de Sept-Îles n'est pas problématique.

Le ministère estime que les données publiées par les opposants du projet de Mine Arnaud, qui souhaite exploiter un gisement d'apatite dans la baie de Sept-Îles, ne sont pas significatives.

Le 19 juin 2010, la station d'échantillon d'air, située à Val-Marguerite et opérée par l'Aluminerie Alouette, a mesuré une moyenne de 340 microgrammes par mètre cube de particules en suspension. La norme est de 120. De janvier 2009 à juin 2012, cette norme a été dépassée trois autres fois, mais de manière moins importante.

Des incidents

Selon le ministère de l'Environnement, ce sont des écarts peu significatifs. Le directeur régional de l'analyse et de l'expertise au ministère, Alain Gaudreault, souligne que différents facteurs peuvent expliquer ces écarts. « C'est loin d'être une tendance, c'est vraiment un point, une journée précise sur l'ensemble de l'année. Ce n'est pas préoccupant au niveau environnemental », précise M. Gaudreault.

Le porte-parole du ministère indique que la qualité de l'air est plutôt bonne à Sept-Îles. « C'est sûr qu'elle est typique d'un milieu urbain, mais elle est quand même meilleure que la ville de Montréal », assure M. Gaudreault.

D'après le ministère, lorsque la norme est dépassée pendant une longue période, une enquête est déclenchée.

Malgré tout, le Comité de défense de l'air et l'eau persiste et soutient que la qualité de l'air est parfois pire qu'à Montréal.

Le porte-parole du Comité de défense de l'air et de l'eau, Denis Bouchard, estime que ces situations ponctuelles doivent être considérées comme des signaux d'alarme.

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