Bas-Saint-Laurent : la fin de session, source de stress

Le stress chez les étudiants

La période d'examens à l'université représente une grande source de stress pour bon nombre d'étudiants.

À Rimouski, comme ailleurs, le Service aux étudiants met à leur disposition plusieurs ressources pour les aider. « La période d'examens, les fins de session, mi-sessions aussi, ça vient exacerber le stress, l'anxiété », fait valoir le directeur du Service aux étudiants, Bernard Ouellet.

Près de 70 % des étudiants de l'UQAR proviennent de l'extérieur de Rimouski. Plusieurs d'entre eux vivent des difficultés d'adaptation et d'intégration. La semaine intensive d'examens devient souvent une période difficile.

« Bien en fait, c'est ma première année ici à l'université. Puis c'est vraiment une « coche » de plus qu'au cégep-là, je m'en rends compte. Puis avec une job... », explique un étudiant qui vient d'entreprendre un baccalauréat.

Conciliation travail-étude

Le travail semble ajouter un lourd fardeau, dans bien des cas, pour les étudiants. L'équilibre entre le travail, les études, mais aussi les loisirs n'est pas toujours facile.

« Souvent à l'université. on travaille beaucoup en même temps, ça fait que c'est une gestion qui est difficile à faire. Ça va quand même bien là. Il reste une semaine, c'est un dernier sprint », déclare une étudiante. « Moi, ça me stresse là. À chaque fin de session, j'ai le goût de lâcher le bac! Mais je réussis à m'en sortir, malgré tout. J'ai de bons amis pour m'aider! », s'exclame un autre étudiant.

« Parfois, l'étudiant a simplement besoin de parler, a simplement besoin d'être conseillé, d'être rassuré. Et ça évidemment, les travailleurs sociaux sont en mesure de faire ce boulot-là. » — Bernard Ouellet, directeur du Service aux étudiants de l'UQAR

Mais ce n'est pas aussi simple pour tout le monde. Chaque année, une centaine d'étudiants consultent la psychologue de l'université. « C'est pour des raisons d'adaptation, d'intégration, de méthode d'études et d'anxiété beaucoup beaucoup. On a diagnostiqué quelques dépressions majeures, donc c'est très varié le type de demandes », affirme la psychologue, Diane Jean.

Les quelques cas vraiment graves, qui peuvent survenir, sont référés dans le réseau de la santé ou encore au centre de prévention du suicide du Bas-Saint-Laurent. Le conflit étudiant du printemps a aussi laissé des traces.

« On a eu dès le mois de septembre, un arrivage d'étudiants fatigués, des cas d'épuisement, de « burn-out » communément appelé. » — Diane Jean, psychologue à l'Université du Québec à Rimouski

Au besoin, l'association étudiante peut aussi intervenir ou aider un étudiant. « On apprend à vivre avec ça aussi. Il faut croire que c'est l'apprentissage de la vie. Dans la vie aussi, on a des moments stressants », indique le président de l'Association générale des étudiants du campus de Rimouski, Pierre-André Lalanne.

D'après le reportage de Réjean Desmeules