Bas-Saint-Laurent : Les casseroles résonnent à Rimouski et à Kamouraska

Le reportage de Marie-Maude Pontbriand

La protestation contre la loi 78 et contre le gouvernement Charest continue dans la région de Rimouski. Samedi soir, une soixantaine de personnes ont marché dans les rues du district de Bic. Pour la deuxième soirée consécutive, les artères de ce quartier ont été le théâtre de la grogne populaire.

La veille, plus de 400 personnes avaient participé pendant plus de trois heures à une manifestation du même type, cette fois-là au centre-ville de Rimouski. Le tout s'était déroulé dans l'ordre et la bonne humeur. Tous les groupes d'âge étaient représentés.

Le même soir, plus d'une cinquantaine de personnes avaient aussi déambulé dans les rues du Bic au son des casseroles. Les organisateurs ont d'ailleurs déjà prévenu la Sûreté du Québec que le tintamarre sera repris chaque soir.

Les casseroles de Kamouraska

La mode des tintamarres s'est aussi imposée à Kamouraska. Une quarantaine de personnes ont fait connaître leur mécontentement face à la loi 78 en déambulant bruyamment dans les rues de la municipalité.

Le mouvement des casseroles a pris naissance au début de la semaine à Montréal et s'étend maintenant un peu partout au Québec. Il est inspiré de manifestations similaires survenues pendant la dictature d'Augusto Pinochet au Chili, dans les années 1970.

Dimanche soir, la protestation contre la loi 78 se transporte à Havre-Saint-Pierre. Le lieu de rendez-vous est devant le centre d'achat. La marche commencera à 18 h 45.

Défilé satyrique

Une quinzaine de personnes ont participé vendredi à un défilé satyrique au centre-ville de Rimouski pour dénoncer les politiques du gouvernement Charest.

Les étudiants avaient préparé une mise en scène rappelant les régimes fascistes, une idée lancée par un étudiant en architecture du Cégep de Rimouski. Une milice costumée a défilé dans les rues de la ville pour souligner le caractère totalitaire de la loi 78.

« On se bat pour le droit de parler, le droit de s'exprimer. En ce moment, je pense qu'à part des élections, il n'y a pas grand chose qui va pouvoir nous sortir de cette crise-là », a lancé un manifestant.

Les étudiants arboraient des brassards aux couleurs du Parti libéral et ont brandi des drapeaux affichant des signes de dollars, au lieu de la croix gammée. Les manifestants ont aussi distribué des tracts à la population pour la sensibiliser aux enjeux de la loi.