Partenariat entre Bergeronnes et Essipit

Les Innus d'Essipit et les élus de Bergeronnes s'associent pour développer leur milieu. Les deux partenaires souhaitent ainsi préserver certaines installations et mettre en place de nouveaux projets.

Crayon dans une main

Cette entente, dite de respect mutuel, ouvre de nouvelles perspectives pour la région, selon le maire de Bergeronnes, Francis Bouchard. Il rappelle que les municipalités n'ont pas le droit d'investir dans les différents secteurs d'activités. L'association avec Essipit ouvre des portes.

Ainsi, le quai de la Pointe-à-John, qui sera remis en état par le gouvernement fédéral, devra ensuite être cédé à un organisme indépendant. Il fallait donc, explique le maire Bouchard, créer un nouveau cadre légal pour maintenir l'installation qui dessert à la fois les industries locales de tourisme et de transport.

Les discussions se poursuivent à ce sujet et un projet conjoint d'aménagement de la Pointe-à-John sera dévoilé à l'automne.

Pour les Innus, l'entente avec Bergeronnes s'inscrit à la suite d'un accord de partenariat avec la MRC. Le chef des Escoumins, Denis Ross, mise sur l'effet d'entraînement : « Ça va montrer aux autres municipalités qu'Essipit est là pour de bon, puis est là pour faire du développement. Puis on espère que les municipalités vont vouloir faire du développement avec nous. »

Selon le chef de Bergeronnes, l'accord garantit la bonne entente, peu importe le cours des négociations territoriales du conseil tribal Mamuitun.