La mairesse ne ferme pas la porte à Kruger

La mairesse de Sainte-Luce, France Saint-Laurent, invite Kruger à lui présenter un projet de parc éolien modifié. À son avis, il y a de la place ailleurs qu'en bordure du fleuve pour construire le parc de 68 mégawatts (MW).

La mairesse de Sainte-Luce, France Saint-Laurent, se dit ouverte à analyser un projet de parc éolien revu et corrigé.

Éolienne

La mairesse s'en remet au jugement des citoyens qui ont rejeté le projet initial de Kruger par référendum. « On a fait une croix sur ce projet tel qu'il était présenté. Si on nous présente autre chose qui ferait l'affaire de nos citoyens, on est toujours ouvert », soutient Mme Saint-Laurent.

Un projet de parc de 34 éoliennes au coût de 200 millions de dollars c'est tout de même intéressant pour l'économie d'un village, souligne la mairesse.

Yves Ouellet, qui a milité pour le projet rejeté, juge qu'il faut obtenir des éclaircissements de la part la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, lorsqu'elle affirme que le projet de Sainte-Luce pourrait être déplacé. « Déplacé, est-ce que cela veut dire sur le territoire de Sainte-Luce ou ailleurs? Je ne le sais pas. Je ne suis pas capable d'interpréter ce que cela veut dire », commente M. Ouellet.

La ministre Normandeau a confirmé, mercredi, que Kruger ne pourrait pas livrer d'électricité produite à Sainte-Luce en 2012, selon l'entente signée avec Hydro-Québec. Mme Normandeau a donc annoncé que le projet serait annulé en raison des protestations de la population. En conséquence, Kruger se verra imposer une pénalité financière.