Dossier
En terrain miné : L'héritage empoisonné des mines abandonnées

Mise à jour le mardi 31 mai 2011 à 17 h 20

MINES ABANDONNÉES

Il y aurait au moins 10 000 sites miniers abandonnés au Canada. Les compagnies propriétaires n'existent plus, sont insolvables ou encore inconnues. Résultat : les gouvernements – et donc les contribuables – doivent assumer les frais de restauration de ces sites qui représentent souvent des risques pour l'environnement et parfois pour la santé et la sécurité des résidents du secteur.

LACS DÉPOTOIRS

Une brèche dans la Loi sur la pêche permet, depuis 2002, que des lacs canadiens soient transformés en dépotoirs de résidus miniers. Lorsque le gouvernement fédéral a révisé son règlement sur les effluents de métaux, il a créé l'annexe 2. Les minières peuvent demander d'y inscrire un cours d'eau poissonneux pour s'en servir comme dépôt de résidus miniers. Des produits toxiques, dont l'arsenic, le nickel et l'acide sulfurique, peuvent alors y être rejetés, en toute légalité. L'annexe 2 comptait au départ seulement quatre lacs et une vallée, qui servaient déjà de dépotoirs. En moins de dix ans, ce nombre a grimpé à 18. Une dizaine d'autres cours d'eau sont actuellement à l'étude.

La carte interactive présente les 18 lacs et autres plans d'eau désignés comme parcs de résidus miniers.

Album photos

Quelques photos réalisées par nos journalistes sur le terrain.

Faits saillants

Des chiffres choc sur le secteur minier au Canada.