Une ville vote pour des GPS sous-cutanés pour les délinquants

Scott Nelson, conseiller municipal de Williams Lake, en Colombie-Britannique Scott Nelson, conseiller municipal de Williams Lake, en Colombie-Britannique  Photo :  Ville de Williams Lake

Le conseil municipal de Williams Lake, une petite ville de l'intérieur de la Colombie-Britannique, a voté à l'unanimité en faveur de l'implantation de puces électroniques pour traquer les délinquants à haut risque une fois ceux-ci sortis de prison.

La motion a été adoptée à peine quelques jours après qu'un jeune de 14 ans eut été menacé par un voleur armé qui s'est emparé de son vélo dans un parc de planche à roulettes de la ville.

« J'étais stupéfait. J'ai moi-même de jeunes enfants. On pense toujours que ce genre d'incident arrive ailleurs », a déclaré Scott Nelson, le conseiller municipal à l'origine de la motion. Il estime que la Ville doit en faire plus pour aider la Gendarmerie royale du Canada (GRC) locale à surveiller les délinquants prolifiques.

L'idée est de cibler surtout les délinquants les plus dangereux, et pas les mineurs. « Dès que vous sortez de prison, on vous implante un GPS et on vous surveille 24 heures sur 24, 365 jours par an. On saura tout ce que vous faites, où vous allez. À la moindre activité criminelle, retour en prison », explique Scott Nelson.

Faire pression sur Victoria et Ottawa

La Ville ne disposant toutefois pas de la compétence pour mettre en place un programme d'implantation de GPS sous-cutanés, le conseiller précise qu'il demandera au syndicat des municipalités de la Colombie-Britannique et à l'association des gouvernements locaux de faire pression sur les autorités provinciales et fédérales.

« Ces programmes existent déjà à travers le monde. Ils en ont un à Washington D.C. où ils surveillent 1200 personnes par GPS », affirme Scott Nelson. Les médias locaux confirment cette information, mais précisent que les puces ne sont pas implantées sous la peau.

Pour l'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique, ce genre de programme ne respecte pas les droits constitutionnels des Canadiens, notamment en matière de vie privée.

En attendant, la municipalité a adopté une autre motion, qui prévoit l'installation de 32 caméras de vidéosurveillance haute définition aux quatre coins de la ville.

Colombie-Britannique en direct Afficher le fil complet