C.-B. : le ministère de l'Éducation jugé fautif après la perte de millions de dossiers

La commissaire à la vie privée de la Colombie-Britannique, Elizabeth Denham. La commissaire à la vie privée de la Colombie-Britannique, Elizabeth Denham.  Photo :  ICI Radio-Canada

Le ministère de l'Éducation de la Colombie-Britannique a enfreint la loi en perdant, en septembre dernier, les données non encodées de 3,4 millions d'élèves, selon les conclusions d'une enquête de la commissaire à l'information et à la vie privée Elizabeth Denham.

Bien qu'il existe des politiques de protection des données privées, le ministère a, selon la commissaire, violé la section 30 de la Loi sur l'accès à l'information et la protection de la vie privée (FIPPA) en exposant des millions de Britanno-Colombiens au vol de données et à la manipulation sociale.

Le disque dur égaré contenait une base de données créée en 2011 avec des informations telles que le nom, l'âge, le sexe, les notes scolaires ou encore le code postal d'élèves scolarisés entre les années 1986 à 2009.

En vertu de l'application des procédures existantes, les données personnelles auraient dû être encodées et le disque dur stocké en lieux sûrs, dans un entrepôt approuvé.

« Des leçons à apprendre »

« Il y a beaucoup de leçons à apprendre pour le ministère de l'Éducation et toute autre agence publique. Cet incident aurait pu être évité si les politiques existantes en matière de protection de l'information avaient été suivies », commente Elizabeth Denham.

La commissaire a publié avec ses conclusions neuf recommandations pour renforcer la protection des données privées détenues par le ministère de l'Éducation. Il est notamment fortement conseillé de tenir à jour un inventaire précis de toutes les informations personnelles en sa possession, d'encoder systématiquement toutes les données stockées sur des appareils mobiles et de les entreposer dans des lieux approuvés par le gouvernement. Des formations obligatoires et des audits devraient également être conduits.

Le bureau de la commissaire fera un suivi directement avec les dirigeants et fonctionnaires du ministère dans trois mois pour vérifier que les recommandations ont été écoutées.

Colombie-Britannique en direct Afficher le fil complet