Crise immobilière : Vancouver, Londres, New York, même combat

La ville de Londres vue de l'observatoire du Shard La ville de Londres vue de l'observatoire du Shard  Photo :  Matt Dunham

On parle beaucoup de la crise immobilière dans la région de Vancouver, mais peu de mesures ont été prises pour essayer de limiter la spéculation sur les biens immobiliers. Cette semaine, l'émission Phare Ouest propose un tour d'horizon des idées, au Canada et dans le monde, mises en place pour empêcher des crises immobilières.

Sous la loupe, pour ce deuxième volet, les métropoles de Londres et New York qui vivent des situations similaires à celle de Vancouver. La semaine dernière, le journal britannique The Guardian s'intéressait aux logements vides dans deux quartiers de Londres, dont Chelsea qui a longtemps été le quartier des artistes. Du côté de New York, on annonçait, toujours la semaine dernière, de nouvelles mesures pour combattre le blanchiment d'argent à travers l'immobilier.

Pour François Des Rosiers, professeur titulaire de gestion urbaine immobilière au département de finances, assurances et immobilier de l'Université Laval à Québec, les mesures sont rares, tout comme à Vancouver, pour lutter contre la crise et les spéculations.

« À Londres, dans des quartiers comme Kensington ou Chelsea, environ 20 % des ventes sur les quatre dernières années concernent des propriétaires qui n'habitent pas les lieux, étrangers ou non. Et c'est encore pire pour les maisons neuves, les trois quarts sont vendues à des gens qui n'y habitent pas », affirme-t-il.

Dans le quartier de Camden, au nord de la capitale britannique, « on impose une surcharge sur les taxes foncières de 50 % pour les maisons vides de plus de deux ans. Car on estime que les cas de spéculation sont plus probables après cette période. Les maisons vides y ont diminué de 40 % », ajoute-t-il.

À Vancouver, les salaires ne suivent pas

À New York, c'est surtout le blanchiment d'argent qui est dénoncé autour des maisons haut de gamme. « Le fisc s'en mêle et commence à serrer la vis en faisant un meilleur suivi des propriétés de plus de trois millions à Manhattan. Il y a une meilleure surveillance aussi des courtiers qui facilitent ces transactions-là », explique-t-il.

Reste que dans les deux métropoles, le coût de l'immobilier demeure exorbitant. À Londres, dans un quartier huppé il fallait débourser en moyenne 745 000 livres sterling (1,5 million de dollars canadiens) en 2002 pour accéder [à une maison unifamiliale]. Aujourd'hui, il faut compter 3,4 millions de livres sterling (7 millions de dollars canadiens).

Et selon l'expert, Vancouver est la plus mal lotie des trois métropoles, car le revenu médian des ménages reste bien trop faible comparé aux prix des propriétés.

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