Immigration : des plaintes contre le coût des tests de français

Bilinguisme (archives)

Deux plaintes ont été déposées auprès du Commissaire aux langues officielles du Canada au sujet du coût des tests de français pour les demandeurs de résidences permanentes.

La conseillère consulaire pour l'Ontario et le Manitoba, Francine Watkins, et l'Association Français du monde à Toronto dénoncent le fait que les francophones doivent payer davantage que les anglophones pour passer les tests dans leur langue. Ils estiment qu'ils font l'objet d'un traitement inéquitable.

« On considère que ça prend des proportions très importantes et que les coûts ont tendance à sans cesse augmenter. Donc on s'est dit qu'il était temps d'agir. » — Yan Chantrel, conseiller élu à l'Assemblée des Français à l'étranger pour les Français du Canada

Le conseiller élu à l'Assemblée des Français de l'étranger pour les Français du Canada, Yan Chantrel, appuie cette démarche et explique avoir reçu des doléances à ce sujet. « On a eu beaucoup de personnes qui nous ont sollicités par rapport à ce problème-là . On s'est aperçu que c'était vraiment une vraie problématique, beaucoup de personnes francophones ressentent très très mal cette discrimination. »

À titre d'exemple, il soutient que le test de français à Vancouver s'élève à 420 $ tandis que celui en anglais est de 265 $.

« À l'échelle du Canada les coûts sont similaires pour les tests en anglais dans toutes les villes, ce qui n'est pas le cas pour les tests de français qui sont toujours plus élevés que les tests en anglais et voire beaucoup plus élevés dans certaines villes comme Vancouver qui fait partie des plus élevés ou Edmonton qui est très élevé », explique Yan Chantrel.

Les groupes déplorent également que les délais de traitements pour les tests en français soient plus longs que pour ceux en anglais.

M. Chantrel ajoute que la situation a été soulignée auprès de Citoyenneté et Immigration Canada qui n'a selon lui pas donné une suite satisfaisante. « On a préféré porter plainte puisque la réponse n'était pas satisfaisante. Et, en aucun cas, nous n'avons une réponse du ministère comme quoi il y avait une enquête », enchaîne-t-il.

Il soutient que les plaignants sont prêts à mener « ce combat le plus haut qu'il soit ».

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