Le kava : la nouvelle tendance risquée

Un restaurateur prépare un boisson au kava. Préparation d'une boisson au kava dans un restaurant végétalien de Vancouver.  Photo :  ICI Radio-Canada

Le kava, une racine ancienne aux vertus relaxantes, anesthésiantes, euphorisantes et même hypnotiques à fortes doses, est désormais disponible dans un nouveau restaurant végétalien de Yaletown, à Vancouver.

Des racines de kava en vente dans un marché. Des racines de kava en vente dans un marché.  Photo :  ICI Radio-Canada

Celui-ci est le premier à servir ce produit originaire des îles du Pacifique Sud et très populaire dans les îles Fidji sous forme de boisson, selon le propriétaire de l'établissement Zend Conscious Lounge, Steve Curtis.

Traditionnellement mélangé à du thé, le kava est servi dans des boissons dans ce nouveau restaurant.

« Vous en sentez l'effet après environ 20 minutes, votre bouche devient un peu engourdie et puis vous sentez l'effet relaxant », explique M. Curtis.

Une racine qui a ses dangers

La consommation de kava à long terme peut causer des essoufflements, des éruptions cutanées et des dommages permanents au foie, selon le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique. Celui-ci ajoute que Santé Canada a retiré les produits du kava des étagères en 2002. Depuis ce temps certains produits contenant du kava ont été homologués.

Le kava qu'utilise le restaurant Zend Conscious Lounge est contenu dans le produit Zend. Ce produit est homologué par Santé Canada depuis avril 2014. Il est contre-indiqué pour les personnes de moins de 18 ans et celles qui ont des problèmes de foie. La dose quotidienne maximale recommandée est de une cuillerée à table deux fois par jour.

Le propriétaire ajoute que le kava est légal au Canada, du moins sous la forme de boisson, mais donne quand même quelques conseils à ceux qui en consomment.

« Nous suggérons de ne pas conduire, prendre de l'alcool ou des médicaments [après avoir consommé du kava] par simple souci de sécurité, mais cette plante est utilisée depuis très longtemps par les populations indigènes en toute sécurité », ajoute M. Curtis.

« Il serait sage de ne pas combiner le kava avec d'autres médicaments qui ont un effet sédatif comme les antihistaminiques, les antidépressifs, et surtout pas l'alcool », affirme le médecin-chef de la province Perry Kendall. « Il faut éviter de conduire et de manœuvrer de la machinerie lourde. »

Fiche du  ministère de la Santé de la Colombie-Britannique au sujet du kava (en anglais).

D'après un reportage de Dan Burritt

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