Vince Ready a quitté la table des négociations

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le médiateur Vince Ready à la sortie de sa rencontre avec les représentants du BCTF et de la BCPSEA le jeudi 28 août 2014. Le médiateur Vince Ready à la sortie de sa rencontre avec les représentants du BCTF et de la BCPSEA le jeudi 28 août 2014.  Photo :  ICI Radio-Canada

Une rentrée scolaire mardi est maintenant peu probable en Colombie-Britannique puisque le conflit de travail entre les enseignants et le gouvernement s'enlise.

Le médiateur Vince Ready a quitté la table des négociations samedi en fin de journée en affirmant que les enseignants et la province avaient des prises de position trop éloignées pour conclure une entente prochainement.

Le négociateur en chef du gouvernement, Peter Cameron, affirme être déçu de ce départ même s'il en comprend les raisons. Il souligne que les deux parties n'arrivent pas à s'entendre sur les salaires et la composition des classes.

« Les négociations sont effectivement terminées. Ça (l'année scolaire, NDLR) ne commencera pas à temps. » — Peter Cameron, négociateur en chef du gouvernement

La partie syndicale a déclaré être prêt à poursuivre les négociations afin d'éviter de perturber la rentrée des classes.

« En ce moment, l'école ne pourra commencer le 2 septembre, même si les enseignants ont hâte de retourner au travail », a déclaré Jim Iker, négociateur pour le syndicat des enseignants de la Colombie-Britannique (BCTF).

Vince Ready décidera quand les deux parties seront assez proches pour que les négociations puissent reprendre.

Pour sa part, le première ministre Christy Clark a utilisé les médias sociaux pour faire valoir son point de vue. Elle a insisté sur la nécessité de trouver un terrain d'entente qui respecte la capacité de payer des contribuables.

« Nous voulons une entente qui permet aux enseignants d'obtenir une augmentation et d'investir dans les classes, mais il faut aussi qu'elle soit cohérente avec les ententes conclues avec les autres syndicats. » — La première ministre Christy Clark, sur Twitter.

Salaires et composition des classes

Le BCTF déclare avoir réduit ses demandes de 125 millions de dollars, mais qu'il ne veut pas perdre ce que la Cour suprême provinciale lui a accordé.

Un des points en litige reste une loi introduite par le gouvernement libéral en 2002 qui retirait le droit aux enseignants de négocier le nombre d'élèves et le nombre d'élèves à besoins particuliers par classe ainsi que le droit d'avoir un regard sur le ratio d'aides-enseignants-élèves.

La législation a été invalidée par la Cour suprême de la Colombie-Britannique, mais le gouvernement a décidé de faire appel en affirmant que la demande des enseignants coûte trop cher à la province.

Vince Ready tenait le rôle de médiateur depuis jeudi. Deux séances de négociations entre le négociateur du syndicat, Jim Iker, et celui de la partie gouvernementale, M. Cameron, ont eu lieu depuis, mais sans résultats concrets.

Les 40 000 enseignants des écoles publiques de la Colombie-Britannique ont déclenché la grève en juin, deux semaines avant la fin prévue des classes. Le gouvernement provincial a affirmé qu'il ne comptait pas adopter de loi spéciale afin de forcer le retour au travail des professeurs.

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