C.-B. : Christy Clark s'excuse, mais elle restera en poste

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
La première ministre de la Colombie-Britannique Christy Clark lors d'une rencontre avec la Chambre de commerce de Vancouver le 20 février 2013.

La première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark, s'est excusée de vive voix pour le plan libéral visant à courtiser le vote des communautés culturelles, mais elle a complètement écarté toute possibilité de quitter ses fonctions.

En conférence de presse après une réunion extraordinaire du conseil des ministres, dimanche, Mme Clark est apparue calme et confiante. 

« Je m'excuse sincèrement pour le langage utilisé dans ce document. Ce sont des mots qui ne sont pas dignes d'être répétés », a-t-elle déclaré.

Dix-huit membres du conseil des ministres de la Colombie-Britannique s'étaient réunis à Vancouver dimanche, à Canada Place. À leur arrivée à la réunion, des ministres ont réitéré leur appui à la première ministre. « Je ne me présenterai pas aux côtés de quelqu'un d'autre que Christy Clark », a déclaré le ministre du Développement culturel, Bill Bennett.

Des critiques se sont élevées contre Christy Clark à la suite de la fuite d'un plan qui proposait que le Parti libéral utilise des ressources publiques pour attirer le vote ethnique lors des prochaines élections. Ce plan a été jugé insultant pour les communautés culturelles.

Une demande de démission

Plus de 100 membres du Parti libéral d'originaire indienne réunis à Surrey dans la matinée ont souhaité que Christy Clark quitte son poste afin que le parti soit prêt à temps pour les élections du 14 mai prochain.

« Elle doit montrer qu'elle a l'étoffe d'un chef et démissionner », a lancé Vikram Bajwa, un ancien candidat à la mairie de Surrey présent à la rencontre.

Au lendemain des excuses de la première ministre par voie de communiqué jeudi, une de ses plus proches conseillères a démissionné.

La chef de cabinet adjoint de la première ministre, Kim Haakstad, a écrit en janvier 2012 la note contenant le plan dévoilé par le Nouveau Parti démocratique (NPD). Selon le Parti libéral, il s'agissait d'un brouillon qui n'a jamais été mis en action.