La prison pour l'entraîneur qui a fait trébucher un jeune joueur de hockey

Martin Tremblay fait son entrée au tribunal à Richmond en Colombie-Britannique, le 26 février 2013. L'ex-entraîneur de hockey mineur Martin Tremblay a été condamné à 15 jours de prison et à un an de probation mardi, après avoir plaidé coupable à deux chefs d'accusation de voies de fait.

L'ex-entraîneur de hockey mineur Martin Tremblay, filmé alors qu'il faisait un croche-pied à un jeune joueur d'une équipe adverse l'an dernier, a été condamné à 15 jours de prison et à un an de probation.

La Couronne réclamait 30 jours détention à domicile et 18 mois de probation. La défense demandait pour sa part une peine suspendue et un an de probation.

Le juge a déclaré qu'il voulait que la peine serve d'avertissement aux parents qui ont des comportements inacceptables lorsqu'ils participent aux activités sportives de leurs enfants.

Martin Tremblay purgera sa première journée de prison mardi. Il purgera les 14 autres au cours des week-ends.

Son avocat, Me Bob Bellows, a expliqué qu'il venait d'obtenir un emploi dans le domaine de la construction et qu'il ne pouvait pas se permettre de perdre des journées de salaire.

Me Bellows a ajouté que son client ne s'attendait pas à une peine de prison, mais qu'il n'entendait pas en appeler.

Pour sa part, l'Association de hockey mineur de Vancouver a refusé de commenter l'incident, puisqu'il est survenu pendant l'été, donc hors de la période de saison régulière. Le président de l'Association, Doug Schmidt, a affirmé que Martin Tremblay avait été banni à vie, après être passé devant un comité disciplinaire.

Rappel des faits

L'incident survenu en juin 2012 a été filmé et publié sur YouTube. Sur la vidéo, on voit M. Tremblay, alors entraîneur des UBC Hornets, faire un croc-en-jambe à un jeune de 13 ans durant la traditionnelle poignée de main de fin de match. Le joueur s'est alors cassé le poignet.

L'homme a été accusé de voies de fait en septembre et a plaidé coupable en novembre. Il a également produit une lettre d'excuses.

À la fin du mois dernier, son avocat, Me Bob Bellows, a soutenu qu'il s'agissait « d'un cas d'entraîneur épuisé et surmené » et que c'était pour cette raison que son client avait « perdu la carte, le jour en question ». Me Bellows a expliqué que son client était en probation pour une agression survenue à son milieu de travail et qu'il avait cessé de prendre ses médicaments pour la dépression 22 jours avant l'incident avec le jeune hockeyeur.

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