La centralisation possible du financement des centres communautaires de Vancouver irrite

La colère gronde dans les centres communautaires de Vancouver

Six des vingt associations des centres communautaires de Vancouver ont contribué à un fonds de 200 000 dollars pour financer une campagne visant à empêcher le conseil municipal des parcs de centraliser le financement de leurs centres.

Selon le président du centre communautaire Hastings, Eric Harms, l'argent servira à embaucher une agence de marketing dont le mandat sera de mener une campagne publicitaire contre les modifications proposées par le conseil des parcs.

Eric Harms soutient que le fonds, qui provient des surplus de chacun des centres communautaires participants, sera bien dépensé.

« En ce moment, notre groupe est composé de six associations qui sont montées aux barricades pour empêcher ce changement », note Eric Harms. « Nous espérons que d'autres se joindront à nous bientôt. »

Le conseil des parcs soutient que la centralisation du financement permettrait de corriger ce qu'il qualifie d'inégalités entre les services offerts par différents centres communautaires de Vancouver.

Eric Harms n'est pas d'accord. « Je ne connais pas un seul président d'un centre communautaire qui est contre l'accès universel », explique-t-il. « Il n'est pas question des citoyens pauvres ici. »

La commissaire des parcs Niki Sharma affirme que les modifications suggérées visent à assurer l'accès égal à tous les citoyens de Vancouver et qu'une campagne de marketing publicitaire est déplacée dans les circonstances.

« Cet argent a été obtenu par les centres communautaires pour leur programmation et ce sont des deniers publics », note-t-elle. « Il serait mieux dépensé pour offir des programmes dans les centres de la ville. »

L'an dernier, le conseil municipal des parcs a annoncé qu'il affichait un déficit de 2,4 millions de dollars pour son budget de fonctionnement de 104 millions.