Mouvement Idle No More : manifestations prévues en C.-B. et au Yukon

Les Premières Nations se mobilisent grâce au mouvement Idle No More. Les Premières Nations se mobilisent grâce au mouvement Idle No More.  Photo :  Idle No More

Les Premières Nations en Colombie-Britannique et du Yukon ne seront pas en reste vendredi, alors que plusieurs autres communautés autochtones se mobilisent contre les changements qu'apporte la loi sur le budget fédéral.

Le mouvement Idle No More, ou « fin à l'immobilisme », tient une journée nationale de mobilisation, avec des manifestations et des gestes de perturbation un peu partout, dont la province du Pacifique et à Whitehorse, au Yukon.

Par exemple, un événement est prévu à Fort St-John vendredi, pour attirer l'attention du public sur les changements apportés à la Loi sur la protection des eaux navigables et à la Loi sur les Indiens.

« En tant que membres de Premières Nations, nous avons le devoir de protéger la terre et les eaux, ainsi que la terre pour les prochaines générations », a lancé une organisatrice, Helen Knott.

Tout comme le président de l'Assemblée des Premières Nations et les chefs de plusieurs réserves l'ont énoncé avant elle, Mme Knott veut lancer un message à Ottawa, pour que le fédéral consulte les Premières Nations avant de toucher des lois qui les concernent.

« Nous n'endurerons plus cela. Nous ne vous laisserons pas nous imposer des lois qui touchent nos traités, nos terres, nos eaux, sans avoir notre mot à dire », a-t-elle affirmé.

Selon Mme Knott, tous les citoyens, d'origine autochtone ou non, devraient être préoccupés par les changements.

Les protestataires entendent marcher en direction du bureau de circonscription du député conservateur Bob Zimmers à Fort St-John à midi.

Des rassemblements sont également prévus à Kamloops, Vancouver et Victoria.

Le mouvement Idle No More s'en prend entre autres aux modifications apportées récemment à la Loi sur les Indiens et à la Loi sur la protection des eaux navigables. Dans le premier cas, les changements modifient le mode de consultation des communautés lorsque des terres de réserves sont vendues ou louées. Dans le deuxième, la protection ne s'applique plus qu'à 97 lacs et 62 rivières, alors qu'il y en a des dizaines de milliers au pays.