C.-B. : le père d'un ex-membre de gang accusé d'avoir menacé de tirer sur des enfants

Un fusil de chasse et des cartouches Un fusil de chasse et des cartouches.

Exclusif - Un ancien agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et père d'un membre d'un gang de rue assassiné est accusé d'avoir menacé de tuer ou blesser des enfants dans une maternelle ou une école primaire, a appris le réseau anglais de Radio-Canada.

Huit chefs d'accusation ont été déposés contre Michael Denis LeClair en vertu de la Loi sur les armes à feu, en lien avec la possession illégale présumée d'un fusil de chasse de calibre 12 à canon tronçonné et d'une carabine de marque Winchester de calibre 30-30.

Les armes auraient été trouvées par la police le 2 novembre dernier dans la résidence de l'homme de 59 ans, dans le quartier Cloverdale de Surrey.

Selon des informations déposées sous serment pour fouiller la résidence du cinquantenaire et auxquelles CBC a eu accès, M. LeClair aurait exprimé « un désir d'user de violence pour se faire justice lui-même, pour la mort de son fils ».

Kevin LeClair a été abattu devant un centre commercial de Langley en Colombie-Britannique le 6 février 2009. Kevin LeClair a été abattu devant un centre commercial de Langley en Colombie-Britannique le 6 février 2009.

Ce dernier, Kevin LeClair, a été abattu devant un centre commercial de Langley en Colombie-Britannique le 6 février 2009. Il était associé au gang des Red Scorpion, une organisation criminelle de la Vallée du Fraser qui serait dirigée par les frères Jarrod et Jamie Bacon.

Deux hommes ont été accusés en janvier 2011 en lien avec le meurtre de Kevin LeClair. Toutefois, ils ont pu s'enfuir avant d'être arrêtés et sont toujours en cavale.

« Rêver de prendre des enfants en otage »

Dans le mandat de perquisition, les enquêteurs allèguent que M. LeClair a confié, durant une séance de counseling pour les proches de victimes d'homicides, qu'il avait rêvé « de se rendre dans une école primaire avec des armes à feu et de prendre des enfants en otage ».

« Si certaines demandes n'étaient pas satisfaites, il tuerait ces enfants », mais il avait besoin d'obtenir les armes pour mener à bien ce dont il avait rêvé et n'arrivait pas à les avoir, peut-on lire dans le mandat.

Les enquêteurs ajoutent dans le mandat que l'homme voulait lancer un message à la communauté, déclarant prétendument : « Si j'obtiens ma revanche, la Vallée du Fraser ne sera plus jamais la même ».

Michael LeClair a été arrêté le mois dernier. Il a été accusé d'avoir menacé, devant trois responsables d'un groupe d'appui aux victimes de crimes, « de causer la mort ou des blessures physiques à des enfants en maternelle et à l'école primaire ».

Il n'a pas encore répondu à ces accusations. Il a été libéré sous caution et doit respecter 13 conditions de libération, dont l'obligation de recevoir de l'aide psychiatrique et l'interdiction de posséder une arme.

Les allégations sur la base desquelles le mandat de perquisition a été obtenu sont des suppositions de la police. Elles n'ont pas été prouvées en cour.

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