Immigration francophone : la relance d'une stratégie fédérale est bien accueillie

Le député Darell Samson Le député Darell Samson de Sackville-Preston-Chezzetcook, a félicité une nouvelle Canadienne a la cérémonie de citoyenneté canadienne tenue le 15 mars au musee de l'immigration Quai 21, à Halifax, en présence des ministres John McCallum et Mélanie Joly.  Photo :  ICI Radio-Canada/Paul Légère

La relance d'une stratégie d'immigration du gouvernement fédéral qui vise à favoriser l'installation de nouveaux arrivants francophones à l'extérieur du Québec réjouit des intervenants en Atlantique.

Un texte de Stéphanie BlanchetCourriel

La communauté francophone de la Nouvelle-Écosse ressent les contrecoups de l'abolition, il y a deux ans, du programme « Avantage significatif francophone », qui avait pour objectif d'attirer dans les région hors du Québec des professionnels de langue française.

« Les travailleurs temporaires, ils avaient de la peine à continuer à vivre au Canada et à s'intégrer professionnellement », indique Emmanuel Nahimana, de l'organisme Immigration francophone.

Le gouvernement fédéral a annoncé une relance de la stratégie d'immigration sous le nom de « Mobilité francophone ».

Lucie Taussig, de l'Alliance française à Halifax, dit que ce volet d'immigration va l'aider. « Ça va nous aider pour recruter pas seulement les professeurs, mais aussi l'administration », souligne-t-elle.

Pour l'instant, avec les programmes en place, l'Alliance française doit attendre de six mois à un an pour qu'une demande soit traitée.

À compter du 1er juin, les employeurs en situation minoritaire à l'extérieur du Québec qui embauchent des professionnels francophones étrangers n'auront plus à effectuer le processus d'étude d'impact sur le marché du travail. Ils n'auront plus à prouver qu'aucun citoyen ou résident permanent qualifié n'est disponible pour occuper le poste.

« Ça va faciliter les démarches », affirme Lucie Tussig

Gaston Saulnier, du Conseil du développement économique de la Nouvelle-Écosse, travaille avec des entreprises qui ont du mal à combler leurs besoins d'employés. Il soutient que le nouveau volet est un outil de plus pour aider les entreprises.

« Ce que ça veut dire pour l'employeur, c'est s'il n'arrive pas à pourvoir avec des Néo-Écossais d'abord, il peut ensuite se retourner vers ce volet-là pour avoir une approche simplifiée. Donc toutes les entreprises, tous les secteurs vont en bénéficier », estime Gaston Saulnier.

La santé, la construction, les finances sont quelques exemples de secteurs où la demande est prononcée en Nouvelle-Écosse.

« C'est une valeur ajoutée d'avoir un immigrant francophone qui a aussi les compétences pour combler le poste. Je pense que ce volet-là va juste enrichir le bassin des candidats », ajoute Gaston Saulnier.

Les détails du programme n'ont pas été dévoilés, par exemple les délais de traitement et les coûts qui s'y rattachent.

L'objectif du fédéral est d'assurer que d'ici 2018, les nouveaux arrivants francophones constituent au moins 4 % de tous les immigrants économiques qui s'établissent à l'extérieur du Québec.

Acadie en direct Afficher le fil complet