De nombreux phoques ont donné un spectacle au large de l'île Lamèque, au Nouveau-Brunswick

phoques au large de l'île Lamèque, au Nouveau-Brunswick De nombreux phoques se sont retrouvés au large de l'île Lamèque, en fin de semaine dernière.  Photo :  Photo: Gracieuseté d'Armandine Haché

Des centaines, voire des milliers de phoques ont été aperçus, en fin de semaine dernière, au large de l'île de Lamèque, au Nouveau-Brunswick.

Un texte de René LandryCourriel

Les phoques étaient regroupés sur une grande banquise qui avait été soufflée par les vents du nord-est jusqu'au large des communautés voisines de Sainte-Marie-Saint-Raphaël, Cap-Bateau et Pigeon-Hill.

Comme bien d'autres, Armandine Haché, de Cap-Bateau, a sorti son appareil photo. « C'était vraiment impressionnant, dit-elle. Je voyais des taches noires au loin. Je me demandais ce que c'était. Et quand ça s'est rapproché, j'ai constaté que c'étaient des phoques. Il a dû y en avoir certainement des milliers. Plusieurs personnes sont venues voir. Il  a dû y avoir au moins une centaine d'automobiles qui sont venues à la côte », dit-elle.

« Ça valait vraiment la peine comme spectacle. On ne voit pas ça tous les ans. » — Armandine Haché, résidente de Cap-Bateau, dans la Péninsule acadienne

La visite de ces nombreux phoques aura été de courte durée. Ils sont repartis plus au large au gré des vents. Mais aussi beau soit-il, ce spectacle n'est pas très apprécié par les nombreux pêcheurs de homard de la région. Ils considèrent le phoque comme étant un grand prédateur du homard. « Les phoques mangent presque tout ce qu'ils trouvent dans l'eau, sauf peut-être les roches », lance un pêcheur.

La mer n'est plus recouverte de glace au large de ces communautés. L'hiver particulièrement doux qu'on connaît fait en sorte que la mer est souvent libre de glace. Mais des vents soufflant du nord-est pourraient se manifester à nouveau au cours des prochains jours, ce qui pourrait signifier une nouvelle visite des nombreux phoques.

« On commence à comprendre pourquoi on a de la misère à attraper des éperlans cet hiver », philosophe la conjointe d'un pêcheur de homard de Pigeon-Hill.

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