Sainte-Marie-Saint-Raphaël : le maire ne regrette pas l'exclusion d'un ancien administrateur

L'édifice municipal de Ste-Marie-St-Raphael L'édifice municipal de Sainte-Marie-Saint-Raphaël (archives)  Photo :  ICI Radio-Canada

Dans la Péninsule acadienne, le maire de Sainte-Marie-Saint-Raphaël ne regrette pas que son village interdise l'accès à ses réunions publiques à un ancien administrateur congédié.

Un texte de René LandryCourriel

Au Nouveau-Brunswick, le maire de Sainte-Marie-Saint-Raphaël, Conrad Godin, ne regrette pas la décision de son conseil de refuser l'accès aux réunions publiques à l'ancien administrateur du village, Rémi Hébert. Il dit que la dernière réunion publique, lundi, s'est bien déroulée.

« Notre objectif, il a été atteint au fond. Il a été atteint parce qu'on voulait juste avoir la paix. On voulait juste être à l'aise quand on a nos réunions, être bien. Là, c'est ce qui se passe. C'est une autre atmosphère, une autre dynamique », affirme M. Godin.

Le maire Godin assure que les élus ont consulté des avocats avant de décider d'exclure Rémi Hébert des réunions publiques, mais il refuse de dévoiler le nom de ces avocats. Aucune signature d'avocat ne se trouve sur les documents reçus par M. Hébert l'excluant des réunions publiques.

Sainte-Marie-Saint-Raphaël est membre de l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick. Le directeur général de l'organisme, Frédérick Dion, indique que le village ne l'a pas consulté avant de prendre sa décision. « On n'a pas conseillé le village à ce niveau-là, effectivement », dit-il.

Rémi Hébert Rémi Hébert  Photo :  ICI Radio-Canada/François Vigneault

Frédérick Dion reconnaît qu'il n'a jamais vu une telle situation auparavant dans la province. À l'approche des élections municipales de mai prochain, c'est un sujet qui semble délicat.

« Si on prend une décision semblable, il doit y avoir des circonstances qui l'expliquent, mais je ne suis pas en mesure de commenter tous les éléments qui ont été pris par le conseil », ajoute M. Dion.

Le maire Conrad Godin ne regrette rien et ne craint pas qu'un tel précédent incite d'autres municipalités à fermer la porte des réunions publiques à certaines personnes : « Bien non, bien non. Il ne faut pas exagérer non plus. On n'est pas rendus là. »

Acadie en direct Afficher le fil complet