L'avenir de quatre écoles du District scolaire francophone Sud bientôt connu

École Mont-Carmel École Mont-Carmel  Photo :  Nicolas Steinbach/ICI Radio-Canada

Tandis qu'une vingtaine de parents et enseignants les écoutaient mercredi soir à Dieppe, au Nouveau-Brunswick, les membres du Conseil d'éducation du District scolaire francophone Sud ont analysé les nombreuses données compilées lors d'études de viabilité. Il s'agit de la dernière étape avant de décider s'ils recommandent ou non la fermeture de quatre écoles. 

Un texte de Fanny SamsonTwitterCourriel

Les quatre écoles visées par une étude de viabilité sont situées dans le comté de Kent, dans le sud de la province.

  • École Calixte-F.-Savoie
  • École Saint-Paul
  • École Mont-Carmel
  • École Mgr-Marcel-François-Richard

Selon la politique 409 du ministère de l'Éducation, une telle étude est déclenchée quand une école compte moins de 100 élèves ou affiche un taux d'occupation de moins de 30 %, à moins d'exemption.

Lors de la réunion, les conseillers ont discuté des différents critères qui leur permettront de prendre une décision, mais plusieurs membres de la communauté ont eu du mal à suivre les échanges. 

« Ce n'est pas clair s'ils recommandent ou non des fermetures. Je n'ai rien pu déduire sur ce qui a été partagé. » — Ginette Roy, mère

Ginette Roy, mère d'un enfant qui fréquente l'École Mont-Carmel, est sortie perplexe de la réunion d'analyse collective. « Je ne suis pas sûre que c'est clair pour moi si tous les membres s'entendent sur les définitions et les critères, dit-elle. C'est inquiétant. »

« C'est un peu dur de tout comprendre ce qui se passe parce qu'on n'a pas tous les documents en main », ajoute Éric Demers, président du comité de parents de l'École Mont-Carmel.

Les conseillers du district ont quitté la réunion avec un document. Ils devront se pencher sur huit critères, pour chacune des écoles.

Les critères

  • La baisse d'inscription ou le faible nombre d'inscriptions
  • La santé et la sécurité
  • La qualité des programmes et des services éducatifs
  • Le transport scolaire
  • Les finances
  • L'impact sur la localité
  • L'impact sur d'autres écoles
  • Le développement économique

Les conseillers devront déterminer si pour chacun des critères, les données fournies « suggèrent que dans l'ensemble, l'impact de ces éléments sur la viabilité de l'école est » : défavorable, légèrement défavorable, légèrement favorable ou favorable.

La question linguistique

Le président du District des services locaux de Saint-Paul, Marc Henri, espère que les conseillers vont considérer la question linguistique.

Si l'École Saint-Paul ferme, l'établissement scolaire le plus proche est l'École Magnetic Hill, une institution anglophone. « Lorsque c'est plus près pour le parent, et surtout si le parent travaille à Moncton plutôt que dans Kent, c'est normal pour lui d'envoyer ses enfants à l'école la plus proche, affirme Marc Henri. Si c'est une école anglaise, ils vont l'envoyer en immersion et ils vont se dire que ça devrait être correct, mais on sait que ce n'est pas la vérité. »

Sur la même longueur d'onde

Le président du conseil d'éducation, Gérard McKen et la directrice générale du district, Monique Boudreau, se disent très satisfaits de la rencontre. « Je pense qu'en ayant la documentation devant nous, on comprenait peut-être plus que les parents, mais je crois que tous les conseillers sont sur la même longueur d'onde », indique Gérard McKen.

Les conseillers ont maintenant une semaine et demie pour se prononcer. Leurs décisions définitives seront rendues publiques le 2 février et ils pourront ensuite acheminer leurs recommandations au ministère de l'Éducation. Ils pourraient également proposer de fusionner les administrations des écoles Mgr-Marcel-François-Richard et Marée Montante, qui n'est pas visée par une étude de viabilité.

Mardi, les conseils d'éducation des District scolaires francophones du Nord-Est et du Nord-Ouest ont recommandé le maintien de six écoles qui faisaient l'objet d'une étude de viabilité. Le président du comité de parent de l'École Calixte-F.-Savoie, qui compte 72 élèves, y voit une lueur d'espoir : « On reste optimiste parce qu'au nord de la province, il y a une école qui est restée ouverte et il y avait 79 élèves. »

Avec les informations de Nicolas Steinbach

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