Obésité : un homme transformé par la chirurgie bariatrique

Émile LeBlanc Émile LeBlanc a perdu 42 kilos (93 livres).  Photo :  ICI Radio-Canada/Michel Nogue

Émile LeBlanc, de Shediac, au Nouveau-Brunswick, a perdu un poids considérable depuis qu'il a subi une chirurgie bariatrique. Ce traitement pour l'obésité morbide l'a aussi aidé à contrôler son diabète.

Un texte de Michel Nogue TwitterCourriel

Le mécanicien Émile LeBlanc ne s'est jamais senti aussi bien. Il y a un an, il pesait 129 kilos (285 livres), et il souffrait de diabète de type 2 et d'hypertension artérielle. « Surtout quand le docteur m'a dit à 50 ans que t'étais le candidat parfait pour faire une crise [cardiaque]. C'est comme épeurant, là », indique M. LeBlanc.

Depuis juin, il a perdu 42 kilos (93 livres), et le diabète a disparu comme par enchantement. « Je ne prends plus d'insuline. Je ne prends plus de médicaments. Zéro! C'est formidable! Si ça veut me donner 10 ans [de plus] sur ma vie, je serai fier », dit-il.

Le Dr Sylvain Beausoleil à son bureau Le Dr Sylvain Beausoleil  Photo :  ICI Radio-Canada/Michel Nogue

Pour perdre tout ce poids, Émile LeBlanc a reçu un coup de pouce du chirurgien Sylvain Beausoleil.

« On enlève vraiment une partie de l'estomac, explique le Dr Beausoleil. Donc, c'est le fait que l'estomac va avoir l'air juste d'une manche, au lieu de laisser tout l'estomac. »

Au cours d'une intervention de 40 minutes, le Dr Beausoleil enlève jusqu'à 80 % de l'estomac du patient.

« Ce n'est pas un remède miracle, mais c'est malheureusement à peu près tout ce qu'on a pour avoir une guérison. » — Dr Sylvain Beausoleil, chirurgien bariatrique

« Dès le départ, les gens sont presque à jeun. Alors, ç'a un effet important sur le contrôle du diabète. Et c'est le facteur principal dans les premiers jours qui suivent l'opération », précise la Dre Marie-France Langlois, professeure à la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke.

La Dre Langlois calcule que 95 % des patients auront une rémission du diabète durant la première année suivant une chirurgie bariatrique. Après 10 ans, ce chiffre tombe à environ 50 %.

« C'est un traitement extrême efficace qui n'est pas le traitement de première intention, mais qui peut amener beaucoup d'améliorations sur la santé, sur la qualité de vie, et même diminuer la mortalité des personnes qui en bénéficient », souligne Marie-France Langlois.

Aux grands maux les grands remèdes

N'est-ce pas un peu extrême, comme remède? « Si on avait un plan B, on pourrait comparer. C'est juste qu'on n'en a pas. Alors, la maladie, elle, elle est extrême », indique le Dr Beausoleil.

« C'est un outil pour perdre du poids. C'est un outil qu'ils te donnent, mais c'est à toi de faire marcher l'outil. » — Émile LeBlanc, ancien patient

Émile LeBlanc continue de vérifier son sang, puisque le diabète pourrait revenir à tout moment. Il espère aussi ne pas regagner le poids perdu. « Ça va pendre beaucoup de discipline », dit-il.

Pour le reste de sa vie, il devra poursuivre son combat contre l'embonpoint, mais il est maintenant mieux armé.

Diffusion du reportage
Ce premier reportage d'une série qui en compte deux sera diffusé mercredi au Téléjournal Acadie.

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