Une nouvelle vie pour des chevaux de course

Gisèle Gariépy et un cheval de race standardbred Gisèle Gariépy  Photo :  ICI Radio-Canada

Un centre au Nouveau-Brunswick donne une nouvelle vie à des chevaux de race standardbred dont la carrière de trotteur est terminée. Ils auraient pu autrement aboutir à l'abattoir.

Depuis quelques années, Gisèle Gariépy gère un centre d'adoption de standardbred à Harcourt, au nord de Moncton. C'est un organisme sans but lucratif. Elle reçoit environ une vingtaine de chevaux par été. Elle les entraîne pour ensuite leur trouver un nouveau refuge.

« Nous, on leur donne la chance de devenir quelque chose de nouveau pour qu'ils aient une nouvelle vie, une deuxième chance. C'est quelque chose à regarder. On peut avoir un compagnon pour 20 ans, au lieu qu'il soit sur la table, dans l'assiette à quelqu'un d'autre. » — Gisèle Gariépy

Mais pour prolonger la vie de ces chevaux de course, il faut beaucoup de travail et surtout du temps, parfois jusqu'à un an.

« On veut qu'ils viennent à nous tranquillement. On veut qu'ils acceptent les mouvements, les gestes qu'on va faire. Là, on va commencer à les entraîner, de nouvelles manières, de nouvelles habitudes, pour être capable de mieux les contrôler lorsque l'on décide de monter sur leur dos », explique Mme Gariépy.

John Heffernan confie ses chevaux à Gisèle Gariépy. « Je connais bien tous les détails de ces chevaux. S'ils m'ont été utiles, il faut bien leur leur trouver une nouvelle demeure. Ce sont des animaux qui servent bien, même après la course. Ils sont bons avec les enfants », dit-il.

Ces chevaux sont entraînés, puis confiés à l'adoption. Moyennant des frais, les personnes qui s'intéressent à un cheval signent aussi un contrat.

« Ce contrat couvre tout sur son état de santé et, à la fin, ils signent aussi que s'ils ne sont plus capables de s'occuper du cheval, pour des raisons financières et tout et tout, le cheval doit revenir à nous », précise Gisèle Gariépy.

Des chevaux standardbred courent dans un champ  Photo :  ICI Radio-Canada

L'idée d'adopter des chevaux de course de race standarbred fait son chemin. Chaque région du pays possède au moins un centre capable de s'en charger.

« Ça éduque les propriétaires qui, anciennement, peut-être que j'envoyais ça à la viande, mais là, je l'aime, ce cheval-là. Il mérite une deuxième chance. Quelqu'un d'autre peut l'aimer autant que moi », souligne Mme Gariépy.

John Heffernan a quant à lui adopté cette approche. Il est reparti du centre de Mme Gariépy avec un cheval qui avait été laissé là l'an dernier.

« Vous savez, on s'attache à ces animaux. Ils ont quelque chose qui nous tient à coeur. Ce qui est bien, c'est que ce cheval a été bien entraîné par Gisèle, donc il va revenir chez lui et il sera beaucoup plus facile à gérer », explique M. Heffernan.

D'après un reportage de Benoît Livernoche préparé pour l'émission La semaine verte

Acadie en direct Afficher le fil complet