Pêcheurs disparus : les recherches sont arrêtées et la GRC prend le relais

CV FABIAN SUIVI NAUFRAGE

D'importantes recherches visant à retrouver cinq jeunes pêcheurs dont le navire a chaviré au large du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse ont été ramenées à un dossier de personnes portées disparues, mardi soir, alors que la Garde côtière concluait qu'il restait peu d'espoirs que les marins soient encore en vie.

Le Centre conjoint de coordination de sauvetage (JRCC) à Halifax a fait une brève déclaration, tout juste après 18 h, précisant que les recherches seraient confiées à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en raison d'« eaux glaciales et de mauvaises conditions météorologiques ».

Deux navires de la Garde côtière et cinq avions ont couvert plus de 18 000 kilomètres carrés d'océan depuis le début des recherches, peu après 23 h, dimanche.

Le ministre néo-écossais des Pêches, Sterling Belliveau, est originaire de Woods Harbour, le même village du sud-ouest de la province d'où proviennent la majorité des hommes disparus. Il a dit qu'il s'agissait « d'un moment très difficile (et que sa) collectivité priait pour un miracle ».

La Garde côtière n'a pas identifié les disparus, soulignant que la GRC s'en chargerait. Un porte-parole de la police fédérale a affirmé que leurs noms seraient divulgués mercredi.

Selon l'armée, le Miss Ally, un bateau de pêche long de 13 mètres, s'est renversé à environ 120 km au sud-est de Liverpool, alors qu'il était frappé par des vagues de 10 m provoquées par des vents atteignant la force d'un ouragan. La température de l'eau à ce moment variait entre 2 et 4 degrés Celsius, a précisé Environnement Canada.

Lundi matin, l'équipage d'un avion de la garde côtière américaine a dit avoir aperçu un radeau de sauvetage dans le noir, mais il n'a pas pu préciser si des gens se trouvaient à son bord.

Le lieutenant Peter Ryan, porte-parole de la marine à Halifax, a fait savoir que les probabilités que les pêcheurs aient survécu plus de 24 heures étaient minces, et ce, même s'ils portaient des habits d'immersion.

Pendant la nuit où le navire a chaviré, une bouée ancrée au large a enregistré des vents de 92 km/h, tandis qu'une station météo installée sur terre, non loin de là, a fait état de rafales allant jusqu'à 124 km/h.

Le Bureau de la sécurité des transports a dépêché des enquêteurs à Clark's Harbour, en Nouvelle-Écosse, pour faire la lumière sur l'accident.

La Presse Canadienne