Les enjeux du gaz de schiste en Atlantique

Fredericton annonce un cadre réglementaire plus strict pour l'industrie du gaz de schiste

Le reporage de Marylin Marceau

Selon le ministre de l'Énergie et des Mines, Craig Leonard, le nouveau cadre réglementaire adopté au Nouveau-Brunswick est l'un des plus sévères en Amérique du Nord. La protection de l'environnement en est la priorité, assure le ministre.

Certaines mesures coûteront plus cher à l'industrie, comme l'obligation de doubler les tubes utilisés pour les puits. Les exigences pour la qualité du ciment ont été haussées.

De plus, il sera interdit de creuser des puits à moins de 700 mètres de profondeur.

En réponse à certaines craintes du public, Fredericton a resserré les règles pour ce qui est du bruit. Les compagnies devront aussi verser une garantie financière de 50 000 $ par puits.

Des règlements déjà prévus, comme l'exigence de dévoiler les produits chimiques utilisés, ainsi que les mesures pour protéger l'eau potable, sont maintenus.

Le ministre de l'Environnement du Nouveau-Brunswick, Bruce Fitch, assure que la province se chargera de défendre les intérêts des citoyens s'ils devaient connaître des problèmes, comme la contamination de leur eau.

Fredericton assure que ce nouveau cadre réglementaire pourra être modifié dans les prochaines années, en fonction du développement des technologies et des connaissances.

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