Inquiétude unanime chez les pêcheurs de l'Atlantique

Yarmouth Le port de Yarmouth en Nouvelle-Écosse (archives)  Photo :  Nicolas Steinbach/Radio-Canada

Les pêcheurs des quatre provinces de l'Atlantique et du Québec craignent tous que le fédéral impose des changements qui aboutiraient à l'appauvrissement de collectivités côtières.

Une centaine de délégués de 37 associations de pêcheurs ont conclu, jeudi à Halifax, deux jours de discussions sur les politiques des pêches.

O'Neil Cloutier, un délégué du Québec, garde à l'esprit la tentative, l'an dernier, du ministre des Pêches et des Océans de revenir sur le statut actuel de propriétaire exploitant dont bénéficient les pêches de l'Atlantique. Il s'agit de 10 000 entreprises de pêche prêtes à se battre pour leur survie.

« Il y a un rendez-vous qui s'en vient en avril 2014, et nous, on dit au gouvernement fédéral : les accords de contrôle qui ont été faits dans le golfe ou hors golfe où on a permis à des industriels d'acheter des quotas, des contingents, des permis, alors vous allez retirer des permis-là », affirme O'Neil Cloutier.

Christian Brun, de l'Union des pêcheurs des Maritimes, est aussi inquiet. « On ne va pas attendre et être réactionnaire. On va tenter de mettre des choses sur papier pour que le revenu des pêcheurs soit amélioré et éventuellement avoir moins de dépendance sur l'assurance chômage », dit-il.

« Au Québec, il existe des fonds d'aide pour la relève en agriculture. Alors, pourquoi on n'a pas un fonds d'aide pour la relève en pêche? », ajoute O'Neil Cloutier.

La réponse aux questions des pêcheurs viendra d'Ottawa.

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