L'avortement par médicament se pratique à l'Île-du-Prince-Édouard

L'accès à l'avortement demeure difficile à l'Î.-P.-É.
Avortement médical : le compte-rendu de Marc Babin

Radio-Canada a appris que des femmes ont pu obtenir une interruption de grossesse à l'Île-du-Prince-Édouard même si en principe personne dans la province n'offre la procédure.

Ces femmes ont eu recours à un avortement médical provoqué par une combinaison de médicaments.

L'une de ces femmes, Justine (un prénom fictif), voulait un avortement. La jeune femme de 25 ans en était à sa sixième semaine de grossesse. Son médecin de famille lui a dit que l'attente à l'hôpital Reine Élisabeth II d'Halifax était de plusieurs semaines.

Justine ajoute qu'elle a alors appris qu'un médecin à Charlottetown pouvait l'aider. Il pouvait lui prescrire deux médicaments qui provoquent une fausse couche. Après des hésitations, le médecin a accepté de lui donner un rendez-vous.

Justine explique qu'elle a pris les médicaments dans le bureau du médecin. Dix minutes plus tard, c'était fini, dit-elle.

Ce traitement est tout à fait légal, mais plutôt méconnu. Le président-directeur général de Santé Île-du-Prince-Édouard, le Dr Richard Wedge, précise qu'il doit être administré avant la septième semaine de grossesse.

Le Dr Wedge ajoute que les autorités médicales ne gardent pas de données sur cette procédure. Il précise qu'aucune clinique ne propose l'avortement médical, mais que les médecins ont tout le loisir de le faire.

En principe, l'Île-du-Prince-Édouard est la seule province canadienne qui n'offre pas de services d'avortement.

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