L'enquête sur la mort d'Ashley Smith, un « dernier hommage »

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Ashley Smith

En Ontario, l'enquête du coroner sur les circonstances de la mort, en prison, de la Néo-Brunswickoise Ashley Smith, servira à lui rendre un dernier hommage, selon le coroner qui préside l'enquête publique.

Le médecin légiste John Carlisle a aussi exposé que l'enquête qui commençait à Toronto, lundi, se penchera sur la manière dont le système carcéral traite les personnes atteintes de maladies mentales. Ainsi, les audiences pourront mener à des recommandations pour éviter qu'un tel événement se reproduise.

Ashley Smith, une jeune femme de 19 ans originaire de Moncton, est morte il y a plus de cinq ans, étouffée dans la prison Grand Valley, à Kitchener. Elle est décédée après avoir torsadé des tissus autour de son cou pendant que les agents des services correctionnels la regardaient et enregistraient la scène.

La jeune femme avait passé une bonne partie de la dernière année de sa vie en isolement. Elle avait été transférée 17 fois entre neuf prisons, dans cinq provinces.

À sa sortie de la salle d'audience, lundi, l'avocat de la famille Smith, Julian Falconer, a dit espérer que l'enquête lève le voile sur les raisons pour lesquelles une jeune femme souffrant de maladie mentale a été victime de ce qu'il a qualifié de circonstances de « torture absolue ». Il a ajouté que la famille attendait cette enquête depuis longtemps.

En fait, cette enquête qui débute est la deuxième du coroner. La première tentative avait déraillé en raison de contestations juridiques et elle avait avorté à la retraite de Dre Bonita Porter, le médecin qui présidait l'enquête.

Cette fois, les audiences du Bureau du coroner devraient durer plusieurs mois. Près de 8000 pages d'informations seront présentées au jury et une centaine de témoins seront entendus.

Jeudi, les jurés visiteront l'établissement carcéral où Ashley Smith est morte. Il est également prévu que les jurés visionnent la vidéo « la plus troublante » de la mort d'Ashley Smith, parce que c'est celle qui relate « le plus fidèlement les événements ». 

L'automne dernier, des images vidéo montrant Ashley Smith ont été rendues publiques à l'issue d'une bataille juridique, malgré l'opposition des Services correctionnels. Ces images avaient suscité l'indignation du public sur la façon dont la Néo-Brunswickoise avait été traitée.

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