Inquiétude pour l'avenir des pêches traditionnelles

Les précisions de Janic Godin sur les conséquences que pourraient avoir ces traités commerciaux

Le futur traité de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne pourrait mettre en péril l'économie de collectivités côtières de l'Atlantique, selon le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA).

L'organisme a dévoilé une étude sur la question, mercredi matin, à Saint-Jean, à Terre-Neuve. Le rapport est intitulé La Mondialisation, les traités commerciaux et l'avenir des pêches canadiennes de l'Atlantique.

D'après le CCPA, le secteur de la pêche traditionnelle risque de perdre le plus en raison du futur traité. Il souligne que des ententes comme cet accord économique et commercial global risquent d'écraser les petites entreprises de pêche, les pêcheurs indépendants, et de permettre aux grandes entreprises de dominer l'industrie.

Dans son rapport, le CCPA soutient que des efforts sont déployés dans l'Union européenne pour l'abolition de certains règlements provinciaux au Canada, dont ceux qui garantissent une transformation minimale du poisson avant l'exportation.

Le CCPA ajoute que l'accord économique et commercial global protège les règlements fédéraux sur les pêches, mais que les règlements provinciaux sont mal protégés.

Appui au libre-échange

Le gouvernement du Canada espère pour sa part que l'abolition de tarifs imposés par l'Union européenne entraîne une augmentation des exportations canadiennes de produits marins.

L'expert en pêche Gilles Thériault croit aussi que l'entente présenterait des occasions d'affaires.

« Je suis convaincu qu'un accord de libre-échange entre l'Europe et le Canada aurait beaucoup plus d'effets positifs pour l'industrie des pêches de l'Atlantique et du Québec que du négatif. Je suis convaincu qu'on va trouver davantage de débouchés pour nos produits en Europe. Il y a des tarifs qui existent actuellement, par exemple pour des produits tels que la crevette, qui vont tomber. Alors, ça va nous permettre d'obtenir un meilleur prix pour nos produits », explique Gilles Thériault.

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