L'avenir ne tient qu'à un fil

Fils Atlantique à Atholville L'usine Fils Atlantique à Atholville

L'avenir est à nouveau très incertain pour les travailleurs des usines de textile Fils Atlantique à Atholville et Fils Fins Atlantique à Pokemouche, dans le nord du Nouveau-Brunswick. Ces installations construites au coût de centaines de millions de dollars il y a une dizaine d'années pourraient fermer de façon définitive.

Les usines Fils Atlantique et Fils Fins Atlantique, à Atholville et à Poquemouche au Nouveau-Brunswick, sont à nouveau au bord de la faillite.

Depuis décembre, rien n'entre ni ne sort de l'usine d'Atholville. L'arrêt temporaire des activités pour la période des fêtes s'éternise. La situation est semblable à Pokemouche. Ces entreprises appartiennent au groupe britannique Sunflag.

En 2008, les machines ont été silencieuses durant dix mois pendant que l'entreprise, qui croulait sous une dette de 140 millions de dollars, réussissait à s'entendre avec ses créanciers sur un plan de redressement.

Les usines ont tranquillement repris vie en août dernier. Certains des 360 employés ont été rappelés au travail. « C'est tout le temps le même client. C'était rien qu'un client au Honduras, et c'était tout », indique Marc Bourque, vice-président du syndicat à Atholville.

M. Bourque rappelle qu'il y a deux ou trois ans, les usines tournaient sept jours par semaine. La récession mondiale a vite touché l'entreprise. Elle a perdu plusieurs clients. De plus, le prix du fil a chuté de plus de 30 %.

L'entreprise s'est à nouveau tournée vers les tribunaux pour sauver sa peau, mais cette fois-ci il est probablement trop tard. À moins d'un revirement aussi imprévu qu'improbable, Marc Bourque et ses collègues seront bientôt sans emploi.

Ces usines ont profité d'une aide totale de 76 millions de dollars provenant du gouvernement provincial. Cet argent des contribuables sera englouti dans la faillite si elle se confirme.