Elizabeth May indignée

Pascal Poinlane rapporte que les propos de Paul Watson choquent Elizabeth May et les Madelinots.

Elizabeth May, chef du Parti vert du Canada, a démissionné du comité consultatif de la Sea Shepherd Conservation Society, un groupe fondé et présidé par l'animaliste Paul Watson.

La chef du Parti vert du Canada se retire d'un comité de l'organisme que préside Paul Watson, car ce dernier soutient que la chasse au phoque est plus tragique que la mort de chasseurs madelinots.

Mme May est indignée par les propos de Watson concernant la mort récente de quatre chasseurs madelinots, au large du Cap-Breton, la fin de semaine dernière. Il soutient que l'abattage de milliers de phoques est une tragédie plus grande que la mort des chasseurs.

Elizabeth May explique qu'en tant qu'environnementaliste et chef de parti, elle ne peut plus siéger à un comité de la Sea Shepherd Conservation Society. Elle indique qu'elle se dissocie des propos de Watson, mais qu'elle le respecte toujours.

Les propos de M. Watson ont aussi choqué les habitants des Îles-de-la-Madeleine, qui pleurent les quatre marins disparus. Jean-Claude Lapierre, porte-parole de l'Association des chasseurs de loups-marins des Îles-de-la-Madeleine, a qualifié ces propos d'immoraux et d'irrespectueux.

Joël Arseneau, maire des Îles-de-la-Madeleine, critique les méthodes de la Sea Shepherd Conservation Society. « C'est de faire de la désinformation, de la propagande, et c'est aussi leur façon de faire leur campagne de financement. Là, cette année, c'est comme s'ils étaient un peu en manque de visibilité », dit-il.

Les Saint-Pierrais perdent patience

Paul Watson L'animaliste Paul Watson dit qu'il n'a pas l'intention de s'excuser.

Vendredi matin, une foule en colère a chassé le bateau de Paul Watson des îles françaises de Saint-Pierre-et-Miquelon. Le pêcheur Carl Beaupertuis indique qu'une foule s'est spontanément rassemblée sur le quai et qu'on a tranché les amarres du bateau. Le navire a ensuite pris le large. Il est parti si vite que deux membres de l'équipage sont restés derrière.

« Les pêcheurs, on n'est pas beaucoup de bateaux à Saint-Pierre, on est une douzaine de bateaux. Donc, on était tous là. Il y avait à peu près une centaine de personnes de la population aussi. On n'avait pas fait d'appel à personne, mais bon. C'est une petite communauté. Les gens qui ont vu le mouvement sont venus nous soutenir et nous donner un coup de main pour se débarrasser de cette racaille », affirme Carl Beaupertuis.

Les animalistes et les pêcheurs se sont lancé des insultes, puis des pierres. Les gendarmes ont peiné à contenir la colère des pêcheurs.

Les Saint-Pierrais ne chassent pas le phoque, mais en tant que marins, ils se sont sentis eux aussi insultés. Ils disent que tous les pêcheurs sont solidaires.

Accusations imminentes

Selon la Garde côtière canadienne, le bateau de Paul Watson s'est trop approché d'un groupe de chasseurs, la semaine dernière, violant ainsi la zone tampon réglementaire qui doit séparer les observateurs des chasseurs.

Le ministre des Pêches et des Océans, Loyola Hearn, a annoncé qu'il porterait bientôt des accusations contre M. Watson et l'équipage de son bateau.

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