L'Alberta maintient le gel des droits de scolarité au postsecondaire

Le ministre de l'Enseignement supérieur, Marlin Schmidt. Le ministre de l'Enseignement supérieur, Marlin Schmidt.  Photo :  CBC

Le gel des droits de scolarité pour les étudiants albertains sera maintenu pour l'année 2017-2018. Le gouvernement procède en même temps à un examen de ces droits, afin d'améliorer l'accessibilité aux études supérieures. 

Le gouvernement albertain avait gelé une première fois les droits de scolarité pour l'année 2013-2014. L'année suivante, 2014-2015, une légère augmentation de 1 % avait été autorisée. Un autre gel avait été décrété pour les années 2015-2016 et 2016-2017.

Selon les estimations du gouvernement, ce gel permettra à quelque 250 000 étudiants à temps plein et à temps partiel d'économiser 16 millions de dollars par année. 

Le ministre de l'Enseignement supérieur, Marlin Schmidt, prévoit que l'examen des droits de scolarité permette d'améliorer à long terme l'éducation. Il veut la rendre plus accessible et abordable. La réforme portera sur des frais non obligatoires, comme les droits de scolarité des étudiants internationaux, l'aide aux étudiants ainsi que sur la meilleure façon de soutenir les étudiants par le biais de l'aide financière.

Entre les cours, les devoirs, les examens et le travail qui ne paie souvent pas plus que le salaire minimum, le gel des droits de scolarité est un soulagement pour de nombreux étudiants.

Selon Francesca Ghossein, vice-présidente de l'association des étudiants de l'Université de l'Alberta, les frais de scolarité constituent un gros fardeau pour les étudiants.

« Des étudiants doivent avoir recours au "food bank" [la banque alimentaire], à l'aide financière qu'on offre ici à l'université. Ça va aider une plus large majorité des étudiants. » — Francesca Ghossein, vice-présidente de l'association des étudiants de l'Université de l'Alberta

Hachem El-Sayed, étudiant en biologie à l'Université de l'Alberta, a déclaré que le prolongement du gel des droits de scolarité a contribué à alléger son stress de travailler pour payer ses frais de scolarité. « Cela nous permettra d'éviter l'endettement supplémentaire à la fin de nos études. »

Il travaille actuellement de 30 à 35 heures par semaine, en plus d'aller à l'université à temps plein.

Les étudiants des collèges et des universités peuvent donner leur avis sur le site du ministère de l'Enseignement supérieur.

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