Une Calgarienne a exercé son droit à l'aide médicale à mourir

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le reportage de Sylvain Bascaron

Une femme de Calgary atteinte de la maladie de Lou Gehrig s'est prévalue de son droit à l'aide médicale à mourir. Elle est décédée à Vancouver, entourée de sa famille, avec l'assistance de deux médecins britanno-colombiens qui ont accepté de l'aider.

« Je ne souhaite pas continuer à souffrir ainsi et mourir étouffée par la maladie. Je veux que le temps [qu'il me reste] soit un moment paisible. » — Un écrit de la Calgarienne à la Cour

Dans un courriel envoyé à La Presse Canadienne, la Dre W a écrit « qu'elle et un collègue sont honorés et reconnaissants d'avoir aidé la Calgarienne.

Madame S, dont l'identité est protégée par une ordonnance judiciaire, était en constante douleur et presque complètement paralysée en raison de la maladie. Selon les médecins qui la traitaient, elle avait une espérance de vie d'environ six mois.

Elle avait obtenu une exemption à la loi de la Cour du Banc de la Reine de l'Alberta.

« C'est la première application de la loi dans la province et aucune autre application de la loi dans d'autres tribunaux canadiens n'a été portée à mon attention. » — La juge Sheila Martin, dans son jugement

L'avocat Jean-Pierre Ménard, spécialisé dans les droits de la santé, approuve la décision prise par la cour.

« C'est un très bon premier jugement pour reconnaître aux personnes ce nouveau droit constitutionnel, un droit constitutionnel dont bénéficient tous les Canadiens. » — Jean-Pierre Ménard, avocat spécialisé dans les droits de la santé

L'avocat s'attend à voir un nombre croissant de demandes d'aide médicale à mourir au pays.

Mme S serait la première Canadienne hors Québec à obtenir l'aide légale d'un médecin afin de mettre fin à ses jours.

En janvier, une femme de Québec est morte avec l'aide légale d'un médecin, une première au Canada. Il s'agit du premier cas connu depuis que la loi provinciale sur l'aide médicale à mourir est entrée en vigueur le 10 décembre 2015.

Selon la loi canadienne, il est toujours illégal d'aider une personne à mettre fin à ses jours, mais deux récentes décisions de la Cour suprême permettent des exemptions selon certains critères.

Le jugement Carter de la Cour suprême, qui autorise l'aide médicale à mourir, ne prendra effet que le 6 juin.

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