Marie-France Larouche : Miss Personnalité du curling féminin

La capitaine de l'équipe du Québec, Marie-France Larouche La capitaine de l'équipe du Québec, Marie-France Larouche  Photo :  PC/JONATHAN HAYWARD

C'est une tradition au Tournoi des coeurs. Les joueuses participent à des séances de signature d'autographes et répondent aux questions des amateurs. Après avoir répondu à quelques questions personnelles, Marie-France Larouche a reçu un compliment : elle serait la Miss Personnalité du curling féminin.

Un texte de Patrick HenriTwitterCourriel

« Combien as-tu d'enfants? », « Es-tu mariée? », « Pourquoi n'es-tu pas mariée si tu es en couple depuis 20 ans? », « Quelles sont les règles de la relégation? »

Les questions pour Marie-France Larouche étaient variées, parfois drôles, parfois personnelles. Elle y a répondu chaque fois de façon honnête, dans une langue qui n'est pas la sienne.

C'est à une dame de Thunder Bay, en Ontario, qu'a été accordé le droit de poser la dernière question. Elle a plutôt choisi de complimenter la capitaine du Québec en la comparant au personnage interprété par Sandra Bullock dans le film Miss Personnalité.

« Elle est la Miss Personnalité du curling féminin, parce qu'elle est calme, posée et qu'elle amène un vent de fraîcheur au sport. » — Eleanor Johanson, amateure de curling

L'heure de la retraite

C'est la neuvième fois que Marie-France Larouche se retrouve au Championnat canadien de curling féminin. Avant cette année, elle a participé six fois au tournoi à titre de capitaine et deux fois comme cinquième joueuse.

Sa dernière participation remonte à 2012. L'année suivante, elle a pris part au Championnat provincial, mais la passion n'y était pas. Elle a terminé avec une fiche de 2 victoires et 5 défaites. Elle a alors décidé d'accrocher son balai et de prendre sa retraite du curling compétitif. Ses coéquipières avaient fait le même choix.

L'enseignante d'éducation physique s'est éloignée complètement du curling et a passé une année à la maison pour prendre soin de sa petite fille Florence, qui venait de s'ajouter à une famille qui comptait déjà un garçon.

Elles reprennent le balai

L'an passé, Marie-France a assisté à la finale provinciale en compagnie de ses amies et ex-coéquipières. Elle a mentionné que c'est à ce moment qu'elle a eu le désir de revenir au jeu. Ses amies n'ont pas été difficiles à convaincre.

« À la fin de l'année, la passion était vraiment revenue. J'ai participé à un tournoi et j'ai joué tous les matchs que j'ai pu. » — Marie-France Larouche

Son conjoint, Ian Belleau, n'a pas été difficile à convaincre non plus. C'est même lui qui l'a encouragée à reprendre la compétition.

Marie-France, Brenda Nicholls et Julie Rainville ont repris la compétition ensemble au club de curling Etchemin de Saint-Romuald, sur la Rive-Sud de Québec. Annie Lemay, qui habite Gatineau, s'est jointe à elles pour les tournois.

L'équipe Larouche a réussi à se qualifier pour le Tournoi des coeurs grâce à une victoire de 8-5 contre l'équipe de la championne québécoise en titre, Lauren Mann.

Les Olympiques? Non merci!

Le but du retour à la compétition de l'Équipe Larouche était une participation au Tournoi des coeurs. Alors que la plupart des équipes présentes à Grande Prairie rêvent de participer aux Jeux olympiques, celle qui a fait les qualifications en vue des Jeux de 2002 et de 2006 sait que c'est une mission trop difficile.

« Si on avait 15 ans de moins, si on n'avait pas d'enfants, si on avait des commanditaires, c'est sûr que j'essaierais. Mais dans notre situation, on ne peut pas », tranche la principale intéressée. 

Si le curling est redevenu important dans la vie des quatre joueuses, il n'en demeure pas moins que la vie familiale et le travail sont leurs priorités. Pour participer aux qualifications olympiques, il faut amasser beaucoup de points, donc il faut voyager souvent et participer à plusieurs tournois.

« Le curling a changé depuis quelques années. Le bassin des équipes élites devient de moins en moins important, mais ces équipes pratiquent le sport à plein temps et jouent de mieux en mieux », affirme celle qui a remporté une médaille d'or aux Jeux du Canada de 1995 à Grande Prairie.

Marie-France Larouche croit son équipe assez sérieuse pour battre les meilleures joueuses. Pour y parvenir, toutes les membres de l'équipe doivent jouer à la hauteur de leur talent, sans commettre d'erreur.

Elle croit donc en ses chances de remporter le tournoi qui se déroule jusqu'à dimanche, ou du moins, de monter sur le podium comme elle l'a fait en 2004, à Red Deer. Elle avait alors remporté une médaille d'argent.

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