XL Foods : le comité de révision coûtera aux contribuables 3500 $ par jour

Un message dans une épicerie Safeway de Winnipeg prévient les clients de l'offre limitée de boeuf causée par l'important rappel de produits provenant de l'entreprise XL Foods, le 3 otobre 2012. Ce message prévient les clients d'une épicerie de l'offre limitée de boeuf causée par l'important rappel de produits provenant de l'entreprise XL Foods. Il affirme du même coup que le boeuf offert n'est pas visé par le rappel.  Photo :  Leif Larsen

L'examen, par un comité extraordinaire, de l'éclosion de E. coli dans une usine de transformation de viande de l'Alberta, l'automne dernier, pourrait coûter aux contribuables la somme de 3500 $ par jour, plus les dépenses.

La semaine dernière, le gouvernement fédéral a annoncé la mise sur pied d'une enquête sur les circonstances entourant la découverte de la bactérie potentiellement mortelle à l'usine de XL Foods, située à Brooks.

L'examen sera mené par un comité indépendant composé de trois personnes.

Une directive du Cabinet émise le 5 février indique que Ronald Lewis, un ancien vétérinaire en chef de la Colombie-Britannique, touchera un montant pouvant s'élever à 1300 $ par jour pour présider le comité. Les deux autres membres, André Corriveau, administrateur en chef de la santé publique dans les Territoires du Nord-Ouest, et Ronald Usborne, un ancien dirigeant de Caravelle Foods, pourraient recevoir jusqu'à 1000 $ par jour.

D'autres dépenses, notamment les déplacements, l'hébergement et l'embauche de personnel expert, viendront hausser la facture.

L'enquête doit se pencher sur les causes de l'éclosion, sur la qualité de la réponse de l'Agence canadienne d'inspection alimentaire, et sur les raisons ayant fait que de la viande avariée se soit retrouvée sur les étagères d'épiceries et dans les cuisines des consommateurs.

Ni le ministre de l'Agriculture, Gerry Ritz, ni des porte-parole de son ministère n'ont voulu préciser si les coûts associés au comité rejoignaient ceux d'enquêtes semblables effectuées dans le passé.

« Notre priorité est que les consommateurs canadiens aient de la viande sûre », s'est plutôt contenté de dire M. Ritz.

« L'examen fait partie de notre engagement continuel visant à assurer que les Canadiens bénéficient de l'un des systèmes de salubrité alimentaire les plus sûrs au monde », a déclaré M. Ritz dans une déclaration transmise par courriel. « Nous avons hâte de recevoir le rapport et nous allons étudier ses recommandations. »

Le mandat du comité doit venir à échéance le 3 mai.