Redford évoque l'émission d'obligations et ramène le spectre des primes santé

La première ministre de l'Alberta accorde une entrevue à l'émission du matin de CBC à Calgary, le lundi 28 janvier 2013. La première ministre de l'Alberta a accordé une entrevue à l'émission du matin de CBC à Calgary, lundi.

Avec les « choix budgétaires difficiles » dont elle parlait la semaine dernière, la première ministre de l'Alberta n'exclut pas la possibilité d'émettre des obligations pour financer des infrastructures, ni celle de ramener une cotisation à l'assurance maladie disparue il y a quatre ans.

Alison Redford a évoqué ces possibilités lors d'une discussion en conférence téléphonique avec 5000 membres du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta, lundi soir.

Selon elle, les obligations seraient similaires à celles émises il y a quelques années pour financer des projets d'envergure. « Une des choses dont nous commençons à parler, ce ne sont pas juste des obligations, mais des obligations relatives aux infrastructures sociales », a expliqué la chef de gouvernement.

« Nous pourrions dire aux Albertains que nous désirons qu'ils investissent dans le même genre de projets pour lesquels nous demandons à d'autres, ailleurs au Canada ou dans le monde, d'investir ».

La chef conservatrice a promis de donner bientôt d'autres détails sur cette idée.

D'autre part, Mme Redford, dont le gouvernement est en négociations avec les médecins, a placé ceux-ci dans l'eau chaude en affirmant que l'issue des négociations pourrait décider de la réapparition d'une prime santé que devraient payer les contribuables.

Abolie par le gouvernement d'Ed Stelmach en 2009, la prime santé rapportait un milliard de dollars annuellement à la province et coûtait environ 1056 $ par année par famille. Elle coûtait moitié moins aux Albertains célibataires. Selon des documents budgétaires de 2008, l'abolition des primes équivalait à une réduction d'impôts sur le revenu de l'ordre de 12 %.

Mme Redford dit maintenant que les temps ont changé; elle souligne que les discussions avec les médecins traînent depuis deux ans.

« Nous savons que les médecins gagnent entre 20 % et 29 % plus en Alberta qu'ailleurs au pays », a-t-elle déclaré. « Très franchement, avant que je ne demande aux Albertains de payer des primes santé, je veux m'assurer que nous obtenions la meilleure entente possible avec nos médecins. »